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Bal de givre à New York

Un roman de Fabrice Colin.
Publié en 2011 aux éditions Albin Michel Wiz.

Bal de Givre à New York de Fabrice Colin

 Anna Claramond vient d’avoir un accident dans une rue de New York. Alors qu’elle se relève, le jeune homme qui l’a renversé en voiture vient lui porter secours. Troublée, Anna se dépêche de le quitter et de rentrer chez elle. Mais bizarrement, elle ne souvient de rien en dehors de son nom et de son adresse. Tout le reste semble lui échapper. Tout devient de plus en plus blanc, irréel. Elle se souvient que ses parents ont disparu, mais n’arrivent pas à s’en soucier, elle n’a d’yeux que pour le beau Wynter qui l’a secouru au moment de son accident.

Pourtant, petit à petit, Clara sent que quelque chose ne va pas. Qui est véritablement Wynter? Et qui est le Masque qui semble la poursuivre?

Voilà un roman dont j’ai du mal à parler. Voilà plus d’une semaine que je tente de rédiger ce message. Difficile de savoir ce que j’ai exactement ressenti et difficile de ne pas en dire de trop. Ce dont je suis sûre, c’est qu’il ne s’agit pas d’un coup de coeur, et pourtant, c’est un roman que je ne suis pas prête d’oublier. Il s’agit pour moi de ma découverte de Fabrice Colin, dont j’ai pourtant déja très souvent entendu parler.

Anna Claramond vit dans un New York à la fois futuriste, onirique et inquiétant. Des verrières recouvrent les parcs lorsqu’il pleut faisant chanter la pluie d’une mélodieuse manière, des tours de verre et des monuments aux architectures les plus gothiques se cotoient, la voiture d’Anna se conduit d’elle même, … Dès les premières pages, on se demande dans quel univers on évolue: le rêve, le futur, un passé fantaisiste? Tout est bleu, doux et froid. On se sent un peu engourdit au fur et à mesure de notre lecture.

Le roman est divisé en trois parties. La première place les principaux personnages et décrit avant tout le début de l’idylle entre Anna et Wynter. Ensuite, tout s’accélère. J’ai beaucoup aimé l’ambiance si particulière de ce roman. Seule, la romance un peu trop attendue d’Anna et Wynter m’a moins emballée. Le suspense est haletant, on se demande sans cesse où l’auteur veut nous emmener, tournant frénétiquement les pages les unes après les autres.

Le fin mot de l’histoire nous est révélé quelques pages avant la fin. On est au final plongé dans un conte fantastique à la fin réaliste. Le texte est bien plus profond qu’il n’y parait, mais on ne s’en rend compte que dans les dernières pages… Pour ma part, je ne me suis doutée de rien. La surprise a été totale.

Un roman que je ne suis pas prête d’oublier.

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Et pour les curieux:

  

Wings

Un roman d’Aprilynne Pike.
Paru en septembre 2011 aux éditions Pocket Jeunesse.

Wings d'Aprilynne Pike

Laurel est une jeune lycéenne de 15 ans qui vient d’emménager à Crescent City avec ses parents. C’est à contrecoeur que toute la famille a quitté leur maison au milieu des bois afin de réaliser le rêve du père: ouvrir une petite librairie. Jusque là, Laurel avait toujours suivi ses cours à domicile, mais dans cette nouvelle ville, elle va devoir intégrer le lycée. Voilà beaucoup de bouleversement pour une adolescente… Elle va tenter tant bien que mal de s’intégrer aux jeunes gens de son nouveau lycée. Elle rencontre notamment David, un gentil adolescent passionné de biologie, et son groupe d’amis. Les deux jeunes gens se lient d’une solide amitié. Au lycée, on ne tarde pas à remarquer de petites bizarreries chez Laurel: son régime totalement végétarien, sa phobie de rester enfermer à l’intérieur d’un bâtiment, son habitude de se lever à l’aube pour se promener dans la nature, …

Quelques temps plus tard, Laurel découvre un bouton au creux de ses omoplates. Dans un premier temps, elle met celui-ci sur le compte de la puberté. Mais le bouton ne cesse de grossir jusqu’à devenir difficile à cacher. Elle commence à craindre une tumeur et n’ose en parler à personne autour d’elle. Et puis un matin, quelque chose de plus étrange encore apparait sur le bouton…

Voilà un premier roman sur lequel j’ai craqué lors de mon passage au Salon du Livre. Je dois bien avouer que c’est avant tout la très jolie couverture de ce livre qui m’a fait poser les yeux sur lui. Et puis à la lecture de la quatrième de couverture, je me suis dit « Pourquoi pas? » L’univers des fées n’est pas vraiment un univers dont j’ai l’habitude…

Le style de l’auteur est plutôt agréable et léger ce qui rend la lecture très facile. Tout à fait ce dont j’avais besoin ces derniers temps. Les pages se tournent rapidement, les chapitres ne sont pas très longs.

J’ai trouvé l’histoire plutôt rafraichissante, tout à fait de saison. Il est vrai que le scénario de départ est déja vu à maintes reprises: une jeune fille pas comme les autres, deux garçons, David et Tamani, qui font battre son coeur. Ce triangle amoureux m’a notamment semblé bien artificiel au départ. Heureusement, les explications qui arrivent à la fin du roman ont expliqué bien des choses et m’ont fait voir la relation de Laurel et Tamani sous un autre angle. Mais c’est la vision très originale des fées et de leur monde d’Aprilynne Pike qui créé une réelle différence. Son monde est bien construit, cohérent, plein de magie.

Un très joli conte de fées moderne qui laisse augurer une très belle suite… mais pour ça il faudra patienter jusqu’au mois de septembre.

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Pour en savoir plus:

  • Le site d’Aprilynne Pike: ici.
  • Le site de Pocket Jeunesse: ici.

 

Never let me go

Un film de Mark Romanek.
Sortie en mars 2011.

Kathy, jeune femme de 31 ans, se replonge dans ses souvenirs d’enfance, alors qu’elle était élève à Hailsham, un établissement coupé du monde où les élèves étaient surprotégés. Elle se souvient des ses amis Tommy et Ruth.

C’est parce que j’ai adoré le roman de Kazuo Ishiguro dont est tiré ce film que j’ai eu très envie de voir ce film. Et je dois le dire tout de suite, j’ai été très déçue. La principale raison de ma déception, c’est le parti pris du réalisateur, de donner toutes les clefs de l’histoire dès le début du film. Le film s’ouvre en effet sur deux phrases qui en disent déja long sur le fond de l’histoire… Ce que j’avais adoré dans le roman, c’est d’être baladé par l’auteur au fil des pages, de ne pas savoir à quoi m’attendre, de dérouler les détails tout doucement les uns après les autres pour comprendre enfin le pourquoi du comment dans les dernières pages du roman. Cela explique en grande partie ma déception.

Ma seconde déception est de ne pas avoir retrouvé à l’écran, cette particularité de la littérature japonaise que l’on retrouvait si bien dans le roman. Kazuo Ishiguro bien que vivant en Grande Bretagne depuis son enfance à garder dans son écriture ce quelque chose de japonais… Cette blancheur, cette pâleur, ces nuances de couleurs pastels tout en douceur… On est beaucoup plus dans un univers très britannique, gris et embrumé, digne de ceux que l’on trouve régulièrement dans les adaptions des romans de Jane Austen.

Un des seuls points positifs, le jeu de Carey Mulligan. Et l’impression générale qui se dégage du film et qui est la seule chose qui m’a vraiment rappelé le roman: le côté froid, l’impression de côtoyer la froideur d’un tombeau, l’impression d’être dans une bulle hors du temps, coupée du monde, et l’impression que c’est dans cette douceur, dans cette tranquilité que l’horreur se développe…

En dehors de ces considérations, ce film reste un beau moment d’anticipation. Un film à voir si on a pas déja lu le roman ou si on a pas l’intention de le lire…

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Pour les curieux:

Auprès de moi toujours

Un roman de Kazuo Ishiguro.
Publié en 2006 aux éditions des Deux Terres.

Durant leur enfance, Kath, Ruth et Tommy ont été élèves à Hailsham. Nichée dans la campagne anglaise,  cette école idyllique surprotège ces enfants. Le monde extérieur leur est présenté comme dangereux. Ils sont élevés dans l’idée qu’ils sont des êtres à part. On fait extrêmement attention à eux, leur bien-être personnel apparait comme essentiel, non seulement pour eux-mêmes, mais pour la société dans laquelle ils entreront un jour. Mais aucun d’entre eux ne sait pour quelles raisons on les a réuni… Bien des années plus tard, Kath se replonge dans leur vie de l’époque à Hailsham et tente de trouver un sens à leur passé commun.

Que dire de ce roman sans en dire trop. Pour une fois, la quatrième de couverture est parfait, il n’en dit ni trop peu, ni trop et laisse au livre tout son mystère. C’est avant tout ce mystère que j’ai adoré. On entre dans l’histoire sans jamais y être totalement, on ne sait pas exactement de quoi parle Kath, on essaie de s’imaginer à quoi correspond cette fameuse école et pourquoi ces enfants sont sur-protégés et qualifié d’êtres à part. Ce n’est que très progressivement que l’on comprend, bribes par bribes, de quoi il s’agit. Et ne compter pas sur moi pour vous révéler le fin mot de l’histoire… ça en gâcherait toute votre lecture.
Un roman que je recommande chaudement à tous ceux qui aime les romans d’anticipation – mais pas seulement parce que moi je n’aime pas du tout l’anticipation d’habitude – et à tous ceux qui aime la littérature asiatique. Même si l’auteur habite en Angleterre, on y retrouve cette pureté, cette blancheur si caractéristique de cette littérature et que j’apprécie particulièrement.
Un livre à lire de toute urgence!

Twilight – Chapitre 2: Tentation

Un film de Chris Weitz
Avec Kristen Stewart, Robert Pattinson et Taylor Lautner.
Sortie en novembre 2009.

Twilight - Chapitre 2: Tentation

La vie continue à Forks. Bella et Edward poursuivent leur idylle. Mais bientôt Bella se pose des questions sur son âge. Elle angoisse à l’idée de vieillir alors qu’Edward demeurera éternellement le bellâtre de 17 ans qu’il était le jour de leur rencontre. La question se fait plus vive pour le jour des 18 ans de Bella.

Alice organise une fête à cette occasion. Bella décide d’y participer sans enthousiasme. Mais alors qu’elle ouvre ses cadeaux, elle se coupe avec le papier. Une maladresse qui n’est pas anodine dans une famille de vampires. Jasper se rue sur elle, obligeant Edward à défendre sa bien-aimée. Tout est bien qui fini bien, mais l’incident fait réfléchir Edward. Bella est en danger avec lui. La seule solution pour son bien est de la quitter, sans espoir de retour.

Bella s’effondre…

Je me demandais vraiment ce qu’allait donner ce deuxième volet au cinéma. J’avais été plutôt agréablement surprise par le premier opus. Malheureusement, si ce n’est l’évolution de la relation de Bella et Jacob, la première partie du roman m’avait beaucoup ennuyé. C’est donc avec beaucoup d’appréhensions que je me suis installée dans la salle obscure.

Bella et Carlisle

Et finalement, je me suis laissée prendre au jeu. C’est avec plaisir que je me suis remémorée les aventures de Bella et Edward. J’attendais peut être plus d’émotions lors de la rupture. Je comprends bien le masque impassible d’Edward, mais Bella m’a semblé un peu inexpressive.

Edward et Bella

La partie la plus intéressante à mes yeux est l’évolution de la relation de Jacob et Bella. Jacob, c’était mon gros coup de coeur dans les romans. Alors j’attendais sa transformation avec impatience. Et je suis plutôt mitigée… Alors oui, Jacob a un corps à faire frémir toutes les jeunes filles de la salle, oui son jeu est plutôt pas mal, mais j’ai du mal avec son visage de poupon… Quant aux loups, à leur première apparition je n’ai pu m’empêcher de pouffer. Mais ensuite, je les trouve plus réussi. Même si au final je les trouve très « gentils toutous »,je les aurai vu plus terrifiants.

Bella et Jacob

Bien sûr certaines scènes du roman ont été coupées, d’autres ont été arrangées pour le bien du film, mais dans l’ensemble les choix sont plutôt judicieux. J’ai bien aimé la solution trouvée – le coup de téléphone – pour palier au fait qu’Edward peut difficilement  lire dans les pensées. Et comme dans le premier film, quelques touches d’humour plutôt bien placé ont été ajouté. Mais avec ce deuxième volet, je me dit que sans avoir lu les romans, le film est certainement plus difficilement abordable – ou vite ennuyeux…

Bella

Crédits pour toutes les photos: allociné.fr

En tout cas, j’ai passé une très bonne soirée, je me suis bien changée les idées et j’ai été plutôt agréablement surprise…

Le cueilleur de fraises

Un roman de Monika Feth.
Publié en février 2008 aux éditions Hachette Black Moon.

Le cueilleur de fraises

Jette, Merle et Caro sont trois lycéennes qui vivent ensemble dans un petit appartement de Bröhl. Comme toutes les jeunes filles de leur âge, elles se confient tout et notamment leurs histoires d’amour.  Merle vit une histoire compliquée avec son jeune patron. Caro accumule les histoires d’amour sans lendemain en croyant à chaque fois être amoureuse. La jeune fille a eu une enfance très difficile et dès qu’elle se sent mal dans sa peau, elle ne sait que se faire du mal pour faire face. Quant à Jette, fille d’une célèbre écrivain de thriller, elle est la seule à ne pas encore avoir trouvé de petit copain.
Un jour, Caro rentre chez elle complètement changée. Elle est enfin vraiment amoureuse. Elle vit sur un petit nuage, et pourtant, les filles ne mettront pas longtemps à le comprendre, quelque chose ne va pas. Caro recommence à se faire du mal. Jette et Merle tente d’en savoir plus, mais Caro se referme sur elle-même expliquant qu’elle n’a pas le droit de parler de son nouvel amour, que c’est encore trop tôt.
Quelques jours plus tard, le cadavre de Caro est retrouvée. Son collier lui a été arraché. Le commissaire Bert Melzig fait tout de suite le rapprochement avec d’autres meurtres commis en Allemagne du Nord. Jette et Merle sont effondrées.
Lors de l’enterrement de Caro, Jette jure publiquement au meurtrier de le retrouver…

J’aurai mis longtemps à terminer ce roman. Ce n’est pas vraiment de sa faute, puisque j’ai peu de temps à consacrer à la lecture en ce moment, mais il m’a tout de même manqué quelque chose pour m’y plonger plus avant. Caro, Jette et Merle sont de sympathiques jeunes filles, mais je ne les ai pas trouvé particulièrement attanchantes. L’histoire est bien mais pas vraiment originale. Je trouve qu’elle démarre trop doucement, – et en plus la quatrième de couverture en dit bien trop – et qu’à partir du moment où elle a vraiment débuté, on devine dors et déja la fin, qui me semble plutôt abrupte soit dit en passant… Mais je viens de découvrir qu’une suite des aventures de Jette venait de paraître Le peintre des visages. Peut être l’occasion de développer les quelques points d’ombres du roman et d’en apprendre un peu plus sur les deux personnages que j’ai trouvé les plus intéressants et les plus attanchants, à savoir le commissaire de police Bert Melzig, très professionnel, très humain et qui a quelques soucis dans son couple et la mère de Jette, la célèbre écrivain Imke Talheim, très humaine à ses heures avec sa fille mais qui n’hésite pas à exploiter la mort de Caro dans son prochain roman…

Feth Monika, Le cueilleur de Fraises, Tome 1 des aventures de Jette, Hachette Black Moon, février 2008, 417 pages.

La vie des autres

Un film de Florian Henckel von Donnersmarck.
Avec Martina Gedeck, Ulrich Mühe et Sebastian Koch.
Sorti en janvier 2007.

La vie des autres

Au début des années 1980, en Allemagne de l’Est, Georges Dreyman, auteur, et sa compagne, Christa-Maria Sieland, actrice, font partie de l’élite des intellectuels de l’Etat communiste. Pourtant, dans leur fort intérieur, aucun des deux n’adhère vraiment aux idées du parti. Le soir de la première de la nouvelle pièce de théâtre dont Christa-Maria est l’actrice principale, le Ministre de la Culture, Hempf, commence à s’intéresser à elle. Il dépêche alors un des meilleurs agents secrets, Wiesler, avec pour mission de l’observer et de trouver coûte que coûte de quoi inculper Dreyman pour lui permettre de se rapprocher de la jeune actrice. Mais Wiesler est un agent intègre qui croit profondément aux idéaux du parti. Et pourtant tandis qu’il progresse dans son enquête, le couple d’intellectuels va le fasciner de plus en plus…

J’avais vu ce film dès sa sortie au cinéma au début de l’année 2007. Il y a peu, par le plus grand des hasards, j’ai trouvé le DVD. Je me le suis donc offert et je me suis tout de suite replonger dans cet univers si particulier.

Dreyman et Christa-Maria

C’est un film magnifique qui retrace très bien l’atmosphère qui devait règner en Allemagne de l’Est dans les années 1980 avec la Stasi, ses contrôles et ses écoutes.
Sur avis du ministre de la culture, l’appartement de Christa et Dreyman est mis sur écoute. Il y a des micros partout, dans leur chambre, dans le bureau et même dans les toilettes. L’agent Wiesler passe ses journées à les écouter. Et pourtant rien ne permet de les incriminer. Mais au fur et à mesure de son enquête Wiesler se désocialise totalement – il passe de plus en plus de temps à ses écoutes – et commence à vivre par procuration à travers ce couple qu’il se met à admirer et à envier. Malheureusement, ils n’ont rien à envier, le régime va les déchirer jusque dans leur vie la plus intime…

L'agent Wiesler

Crédits pour toutes les photos: allociné.fr

Ce film ne se regarde pas simplement, il se vit. Les acteurs sont irréprochables. Henckel von Donnersmarck a réaliser un travail de documentation énorme et tout le film s’en ressent. J’ai failli pleurer à plusieurs reprises et pourtant je n’ai pas la larme facile habituellement. Mais quand on sort de ce film, il nous faut un petit moment de réadaptation, le temps de reprendre ses esprits.
Un film simplement bouleversant…

La rose pourpre et le lys Tome 1

Un roman de Michel Faber.
Paru en 2005 aux éditions du Seuil Points.

rose-pourpre-et-lys

Londres, fin du XIXème siècle. Sugar est une prostitué sulfureuse et cultivée qui ne refuse jamais rien et dont tous les hommes sont fous. William est le riche héritier des parfumeries Rackham, mais demeure le fils cadet pas bon à grand chose et déçu par sa vie et son mariage. Alors qu’il feuillète une revue peu recommandable, il tombe sur une description des talents de Sugar. Il se rend sans attendre dans le bordel de Mrs Castaway afin de constater par lui-même. Mais dès la première nuit, il tombe éperdument amoureux de Sugar. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, il la sort de la misère et l’installe dans un bel appartement. Sugar, quant à elle, est bien décidée à tout mettre en oeuvre pour ne plus retomber dans la misère…

Michel Faber nous plonge sans ménagement dans le Londres du XIXème siècle. La pauvreté est d’une réalité terrifiante. L’auteur s’est énormément documenté sur la période, il a d’ailleurs mis plus de 25 ans a écrire La Rose pourpre et le Lys. C’est certainement cela qui confère un caractère très cinématographique à ce roman. L’atmosphère est pesante, lourde. On est dès le départ inclus dans la narration par le narrateur: on est tapis dans le noir, on joue les espions, on est presque gêné par moment, on se sent un peu voyeur… Mais la fresque historique est splendide.
Malheureusement, je n’ai pas été totalement séduite. Je n’ai lu que le premier tome, je n’ai pas eu le courage de me lancer directement dans le second. Les personnages sont très bien décrit, on ne peut pas dire qu’ils soient attachants, mais on attend tout de même de savoir ce qui va leur arriver. J’aime beaucoup la personnalité de Sugar, on arrive pas vraiment à la cerner: elle a l’air tout à la fois fragile, forte, sombre et violente, femme de peu de vertu, mais femme instruite qui tente de rédiger son histoire… Quant à William, c’est un bourgeois médiocre qui n’a le goût de rien que de se plaindre de sa vie – au moins jusqu’à ce qu’il rencontre Sugar.
J’ai surtout été gêné par le manque de sentiments, d’émotions, de profondeur de l’histoire. La recherche historique est impressionante, mais j’ai un peu l’impression que ça confère un caractère trop journalistique au récit. J’ai plusieurs fois eu l’impression de m’enliser…
Mais j’ai tout de même beaucoup aimé l’écriture de Michel Faber. Rien à voir avec un Max Gallo français, son écriture est très agréable, recherchée, mais également crue, parfaitement adaptée à son récit. Certains passages sordides ou sexuellement très explicites peuvent peut être choquer les âmes les plus sensibles…
Une magnifique fresque qui me laisse pourtant sur ma faim… Je laisse passer un peu de temps, mais je lirai certainement le second tome.

FABER Michel, La Rose pourpre et le Lys, Tome 1, éditions du Seuil, collection Points , 2005, 536 pages.

Twilight Chapitre 1 Fascination

Un film de Catherine Hardwick.
Avec Kristen Stewart et Robert Pattinson.
Sorti en salle en janvier 2009.

twilight

Bella, adolescente de seize ans, quitte l’Arizona ensoleillé où elle vivait avec sa mère,  pour s’installer chez son père à Forks, petite ville grise et humide. Elle est certaine qu’elle ne s’habituera jamais ni à la pluie ni à Forks où l’anonymat est interdit. Mais dès son premier jour de lycée, elle rencontre Edward, lycéen de son âge et d’une beauté inquiétante.  A la fois attirant et hors d’atteinte, au regard tantôt noir et terrifiant, tantôt chaud et doré, Edward Cullen n’est pas humain, Bella en est certaine…

Juste avant d’aller au cinéma, j’avais lu pas mal de billets très peu élogieux sur l’adaptation cinématographique et je n’en attendais donc pas grand chose, me préparant déja au pire, mais curieuse tout de même de voir ce qui avait été tiré du roman. Et pourtant, j’ai été vraiment très agréablement surprise.

Le film est vraiment très conforme au roman, tous les principaux éléments s’y trouvent. Il y a quelques petites choses en plus qui sont plutôt sympathiques, dont les fameuses balades dans les arbres, et quelques petites touches d’humour qui donnent un petit plus au film – dont la fameuse scène du ventilateur. Les paysages sont absolument magnifiques et Bella est très conforme à l’image que je me faisais d’elle. J’avais quelques doutes concernant la crédibilité de Robert Pattison dans le rôle d’Edward, mais il a très rapidement réussi à me convaincre. Les autres membres de la famille Cullen m’ont quelque peu désarçonné au début et puis finalement le charme a opéré. Mais je dois avouer que j’ai envie de donner une mention spéciale aux « méchants », James, Laurent et Victoria, qui me semblent de loin les vampires les plus réussis et les plus crédibles.
Je ne cache pas que le film a des défauts, mais finalement je me suis largement laissée prendre au jeu et c’est, comme pour les romans, avec des yeux d’adolescente, que j’ai apprécié le film. Même Arnaud – que j’ai un peu tiré de force à la séance, j’avoue – a été plutôt séduit…

Un film plutôt plaisant et réussi au final…

True Blood

Aujourd’hui, et pour mon premier véritable message de l’année, j’ai envie de parler de séries. D’une série en particulier, je vous avoue, que j’ai découvert il y a un peu plus d’un mois et dont je suis déja véritablement fan… True Blood.

C’est une amie du boulot qui m’en a parlé la première en me disant qu’il s’agissait d’une série avec des vampires et par curiosité j’ai eu envie de découvrir cette série un peu plus avant. Et quelle bonne idée j’ai eu!

Mon premier coup de coeur? Le générique et sa chanson… C’est d’ailleurs, la chanson qui me remonte le moral ces derniers temps quand j’ai un petit coup de blues.

Il s’agit de Bad Things de Jace Everett. J’adore parce qu’il montre bien l’ambiance de la série. Notez au passage les images subliminales 😉

En ce qui concerne plus précisément la série, j’aime beaucoup l’atmosphère, l’histoire, le mystère, la mise en scène, le côté déjanté et très sensuel. La série a été créé par Alan Ball a qui l’on doit déjà Six feet under et l’héroïne est incarnée par Anna Paquin qui a reçu un oscar dans la Leçon de Piano.

Pour vous mettre l’eau à la bouche, je vous résume un peu l’histoire:

Les vampires vivent depuis peu officiellement parmi les humains car ils n’ont plus besoin de tuer pour se nourrir depuis que du sang synthétique a été inventé.

Sookie Stackhouse est serveuse dans un bar d’une petit ville de Louisiane, Bontemps. Un don, parfois très difficile à vivre, lui permet de lire dans les esprits des gens qui l’entourent. Son don l’empêche notamment d’entretenir une vraie liaison avec un homme. Mais un jour, le premier vampire arrive à Bontemps: il s’agit de Bill Compton. Son incapacité à lire ses pensées attire tout de suite Sookie.  Petit à petit, elle noue avec lui une liaison quelque peu dangereuse qui va bouleverser toute sa vie…

Pour l’instant, douze épisodes ont été produit. La deuxième saison est en court de production et devrait sortir aux Etats Unis au courant du mois de juin. On l’attend avec beaucoup d’impatience!

Cette série a été adapté des romans de Charlaine Harris La communauté du sud. Malheureusement, les deux premiers tomes sont épuisés et introuvables en France pour le moment.

Le site officiel: ici.