Au-delà du mal

29 août 2010 - 08:18 2 Comments

Un roman de Shane Stevens.
Paru en 2009 aux éditions France Loisirs.
Première parution aux États Unis en 1979.

Thomas Bishop est interné depuis quinze ans en institut psychiatrique suite à l’assassinat de sa mère, alors qu’il était encore un enfant de dix ans. Avec une soif de vengeance sans bornes, il établit un plan machiavélique afin de s’échapper de l’hôpital et de mener à bien la mission dont il croit être investi. Il entame un périple meurtrier à travers tous les États-Unis. La rumeur, puis la psychose enfle, tandis que Bishop sème la mort. La police s’organise, même la mafia et la presse se joignent à eux, et lance une immense chasse à l’homme.

Avec Au-delà du mal, Shane Stevens – qui est très vraisemblablement un pseudonyme – a écrit un des romans fondateurs du roman de serial-killer. Moi qui suis une grande amatrice du genre, je ne pouvais pas passer à côté de ce roman. C’est un pavé de plus de 900 pages, mais dès les premières pages, on est pris dans la frénésie de la course poursuite. Tantôt dans l’esprit de Thomas Bishop, tantôt dans l’esprit de ceux qui le poursuivent, on cherche à comprendre ce qui a mené cet homme à devenir ce qu’il est, comment les médecins qui l’on soigné durant toutes son adolescence ont pu ne rien soupçonner. Les passages du roman où le lecteur se retrouve dans la tête de Thomas Bishop sont particulièrement éprouvant, on  pourrait presque comprendre son raisonnement, on se sent rapidement mal à l’aise…

Toute l’Amérique se ligue bientôt contre le serial-killer: la police, la mafia, les journalistes, … Chacun espère le retrouver au plus vite et récolter les éloges. Adam Kenton est un des meilleurs journalistes d’investigation de Newstime. Il est rapidement détaché sur cette enquête et il a carte blanche dans la mesure où il arrive à dénicher Thomas Bishop avant tout le monde. Mais pour ne pas être accuser de rétention d’information par la police, il collabore plus ou moins et est totalement lâché par son entreprise qui niera tout en cas de complications.

Le roman est très bien écrit, les pages se tournent presque toutes seules. On attend le dénouement avec impatience. Qui est-ce qui va retrouver Thomas Bishop? Un très bon thriller que je conseille vivement aux amateurs d’histoire de serial-killer!

Stevens Shane, Au-delà du mal, éditions France Loisirs, 2009, 967 pages.


Le convoi de l’eau

16 août 2010 - 20:51 No Comments

Un roman d’Akira Yoshimura.
Paru en 2009 aux éditions Actes Sud.

Japon. Un homme étrange s’engage au sein d’une équipe chargée de construire un barrage de haute montagne. Il cherche à fuir son passé.
Perdu dans la brume, au fond de la vallée choisie pour abriter le lac de retenu, un hameau aux immenses maisons aux toits recouverts de mousse verte épaisse. Mais les travaux ne peuvent pas être remis en question par cette découverte: le hameau sera englouti sous les eaux.

Le narrateur est un homme mystérieux dont on découvre l’histoire au fil des pages. Parti de la ville, cherchant la solitude et fuyant les hommes, il s’est engagé dans le chantier du barrage K4. Dans ce hameau perdu au creux des montagnes et qui n’a été découvert que récemment, il trouve un écho à sa vie passée. Les habitants semblent fuir toute civilisation extérieure.
Les ouvriers et les ingénieurs s’installent sous des tentes, construisent des baraquements en bois et puis les travaux sont lancés avec leur lot de désagréments pour les habitants du hameau. Ces vagues de centaines d’ouvriers qui ont déferlé dans la petite vallée afin de procéder au sondage du terrain et aux travaux d’aménagement de voies de communication bousculent la vie des villageois même si ces derniers tentent au maximum de poursuivre leur paisible existence. Mais le destin du hameau est scellé…
Les couleurs et les paysages décrits dans ce roman sont absolument magnifique. Voilà bien longtemps que je n’avais plus lu un roman japonais. J’en avais presque oublié la teinte si particulière. Mais Akira Yoshimura m’a vite replongé dans cette atmosphère si typique et que j’apprécie tant. Les couleurs vives et éclatantes  sont mises en opposition à des couleurs pastels oniriques… L’humidité omniprésente  tout au long du roman, que ce soit par la pluie ou le fleuve, confère à ce roman une poésie toute particulière. Et même dans la description de l’horreur, même si aucun détail n’est épargné au lecteur,  la plume de l’auteur est douce et précise.
Un vrai régal pour une amatrice de littérature japonaise comme moi!

Yoshimura Akira, Le convoi de l’eau, Actes Sud, 2009, 174 pages.

Miss Endicot

23 juillet 2010 - 10:23 2 Comments

Une bande dessinée de Derrien et Fourquemin.
Paru en aux éditions du Lombard.

Prudence Endicott rentre à Londres suite à la mort de sa mère. Elle revient d’un long voyage en Inde. Prudence décide de reprendre le rôle secret tenu par sa mère: conciliatrice de la ville.
Gouvernante le jour d’un espiègle bonhomme, Kevin, elle devient justicière la nuit et règle les petits soucis des pauvres gens.
Au cours d’une de ces enquêtes, elle découvre le monde des Oubliés, qui habitent sous le sol de la ville. Mais les Oubliés sont au bord de la révolte…

C’est avec beaucoup de plaisir que je me suis plongée dans cette BD. C’est avant tout sur les dessins que j’avais craqué, le jour où je l’ai acheté. Mais l’histoire est également prenante. On entre très vite dans l’univers de Miss Endicott.  L’atmosphère est légère le jour: on est dans l’univers des gouvernantes, on prend le thé avec Prudence, on se promène avec elle dans les parcs,… Mais on attend avec impatience ces escapades nocturnes, où l’atmosphère est beaucoup plus pesante: les voyous des rues londonienne, un brin de fantastique, des créatures étranges… Miss Endicott est une jeune femme pleine de vie qui n’a vraiment pas froid aux yeux.
La bande-dessinée m’a semblé plutôt épaisse et pourtant les pages défilent à une allure folle. Une fois lancé, on ne peut plus s’arrêter, on veut connaitre la suite!
C’est donc très rapidement que je lirai le tome 2 qui m’attend dores et déjà dans ma bibliothèque…

Derrien et Fourquemin, Tome 1 de Miss Endicott, 70 pages, 2007.

Twilight – Chapitre 3: Hésitation

19 juillet 2010 - 18:14 4 Comments

Un film de David Slade.
Avec Kristen Stewart, Robert Pattinson et Taylor Lautner.
Sortie en salle en juillet 2010.

A Seattle, de nombreux cadavres sont retrouvés et de nombreux jeunes gens disparaissent. Les Cullen s’inquiètent et surveillent de près ce qu’il s’y passe…
Bella et Edward coulent le parfait amour, ou presque. Rapidement, les ennuis les poursuivent à nouveau. Victoria, la femme de James, n’est pas décidé à laisser Bella en paix. Elle fera tout pour la tuer et faire souffrir le plus possible celui qui a massacré son amour.

A la lecture des romans,  le deuxième épisode est vraiment celui auquel j’ai le moins accroché, et pourtant j’avais été plutôt agréablement surprise par le film. J’attendais plus de ce troisième opus, puisque en roman c’était de loin mon préféré…

Dans le deuxième opus, j’ai beaucoup aimé l’évolution des sentiments entre Jacob et Bella. Ce troisième volet approfondi cet aspect des choses et c’est la partie que je préfère. Beaucoup reproche des longueurs au film, pourtant je ne l’ai pas ressenti comme ça. Je pense justement que le rythme plus lent du film sert à marquer l’évolution des sentiments de Bella. Dans cet opus, on est vraiment face à l’adolescente tiraillée par ces hormones…

Alors oui bien sûr, on échappe pas au fleur bleu, ni aux dialogues quelques fois bien trop superficiels, mais on passe tout de même un bon moment. Je me suis plongé dans l’histoire sans aucun problème, au fur et à mesure que le film défilait devant mes yeux, j’ai revu défilé devant mes yeux ce que j’avais moi-même imaginé au moment de ma lecture…

C’est avec plaisir que j’ai retrouvé tout le clan des Cullen, Bella, son père, Jacob et la tribu des Quileutes. Et puis dans la dernière partie du film, l’attaque des nouveaux-nés met du piment. Le rythme s’accélère un peu.

Crédit pour toutes les photos: allociné.fr

Ce film nous a bien changé les idées et c’est tout ce qu’on lui demandait. On a souvent sourit et parfois même rit. On retrouve toujours encore ces pointes d’humour parsemées au travers de tout le film et qui n’existait pas vraiment dans le livre. Et le roman est plutôt bien respecté…

J’attendais plus de ce troisième volet et pour le coup, je n’ai pas vraiment été déçu, mais je n’ai pas non plus été particulièrement emballée. J’ai juste passé un agréable moment…

Les carnets de Darwin

11 juillet 2010 - 18:58 2 Comments

Une bande dessinée d’Ocana et Runberg
Paru en février 2010 aux éditions du Lombard

Les Carnets de Darwin

Tome 1 L’oeil des celtes

1860. L’oeuvre de Charles Darwin , le célèbre naturaliste, est de plus en plus contestée. C’est à ce moment, que Charles Darwin est contacté par le gouvernement pour résoudre une série de terribles meurtres commis dans le Yorkshire et dont on soupçonne un prédateur inconnu. En effet, quelques années auparavant, Darwin avait consacré une étude restée inachevée par manque d’éléments sur ceux que l’on nommait les hommes-sauvages, les griffus

Mais sur place, la modernité affronte l’obscurantisme. Une ligne de chemin de fer est en construction et les villageois ne semblent pas prêt à accueillir ce monstre de fer. La violence fait partie du quotidien. Mais Darwin ne se laisse pas impressionner…

Lorsque je choisi une bande-dessinée, c’est avant tout le graphisme, les dessins, les couleurs qui doivent me séduire lorsque je la feuillète. Ensuite seulement, je m’intéresse à l’histoire. Si elle m’attire également, je me laisse tenter… C’est comme ça que j’ai acheté ce premier tome des Carnets de Darwin lors du Salon du Livre de Paris.

Alors que Charles Darwin vient de publier son Origine des espèces, la polémique commence à faire rage. En parallèle, dans une forêt du Yorkshire, sur le chantier d’une nouvelle ligne de chemin de fer, d’horribles meurtres sont commis. Le premier ministre fini par solliciter Charles Darwin. En effet, c’est son très bon ami Howard Dickinson, qui a investi dans ce projet et la grève de ses ouvriers met tout le chantier en danger. D’après les descriptions des ouvriers, un terrible monstre est à l’origine du carnage. Darwin qui est passionné de ceux que l’on nomme alors les griffus, semble le plus indiqué pour cette traque…

Arrivé sur place, Darwin, esprit rationnel s’il en est, s’oriente tout d’abord vers l’attaque d’un concurrent jaloux.  Mais rapidement, les esprits s’échauffent dans cette région où l’obscurantisme et les superstitions sont encore très présents. Il faut dire que les meurtres sont particulièrement horribles.

A la lisère de l’horreur, ce premier tome nous plonge dans l’univers populaire des campagnes anglaises à la fin du XIXème siècle. Tout y est présent, superstitions, légendes, obscurantisme, des villageois horrifiés, des soldats à la gachette facile, la noirceur de la nuit sans lune en forêt, le démon de l’alcoolisme, une belle jeune femme à l’esprit très ouvert et qui n’a pas la langue dans sa poche, … Cette bande dessinée est digne d’un thriller fantastique. Je me suis très rapidement laissée prendre au jeu. On se demande jusqu’au bout si une explication rationnelle va encore être possible… et même après.

Et pour vous mettre encore plus l’eau à la bouche, voici un résumé en images.

Une belle découverte, dont j’attends la suite avec impatience!

Ocana Eduardo, Runberg Sylvain, L’oeil des Celtes, Tome 1 des Carnets de Darwin, 56 pages, Le Lombard, 2010.

Faërie

15 juin 2010 - 10:39 4 Comments

Un roman de Raymond E. Feist
Paru en 1988.

Phil est écrivain, mais écrit régulièrement des scenarii pour Hollywood. Gloria est actrice. Lassés de leur vie trépidante à Hollywood, ils décident de trouver le calme d’une vie à la campagne en achetant une très jolie ferme isolée dans les bois, la maison du vieux Kessler. Gabbie, la fille du couple, adolescente, n’est pas vraiment ravie de ce changement de situation, mais sa vision des choses évolue rapidement lorsqu’elle rencontre le beau et jeune voisin, Jack. Sean et Patrick, les jumeaux profitent du terrain autour de la maison pour jouer au base-ball et partent régulièrement en expédition dans les bois. Mais dans les bois, autour de la colline du Roi des Elfes, se cachent des forces obscures…

Une vieille ferme dans les bois, une famille presque parfaite avec une jeune et belle adolescente, des garçons turbulents et plein de vie, un chat, un chien et une ombre qui se déploie petit à petit jusqu’à totalement recouvrir ce petit monde de ces contours flous et oppressants. Impressions, visions, sensations, comme l’ombre, le trouble envahit petit à petit le lecteur. Entre merveilleux et horreur, l’un étant toujours étroitement lié à l’autre, Raymond Fesit nous fait glisser dans son monde. On pense inévitablement aux contes qui ont bercés notre enfance, mais qui se transforment ici en cauchemars. Par divers aspects, notamment l’atmosphère qui y règne, le récit m’a fait penser au romantisme allemand du XIXème siècle.

J’ai découvert Raymond Feist avec ce magnifique roman.  J’ai dévoré les quelques 600 pages de ce pavé en moins d’un mois, un record actuellement pour moi. Je n’avais plus aucune envie de le lâcher.

Un véritable coup de coeur!

Feist Raymond E., Faërie, éditions Bragelonne, Milady, 2007, 632 pages.

Plaisirs coupables

2 mai 2010 - 19:43 2 Comments

Un roman de Laurell K. Hamilton.
Paru en 2004 aux éditions Fleuve Noir.

Tome 1 des aventures d’Anita Blake, tueuse de vampires

Anita Blake gagne sa vie en relevant les morts. Si un homme est mort sans désigné d’héritiers, à la demande de la famille, Anita possède un don qui lui permet de relever le mort pour quelques heures afin de régler cette question. Sa spécialité, c’est donc les zombies. Mais de son enfance, elle garde une haine viscérale contre les vampires. A ces heures, elle est donc également une tueuse de vampires.

Dans le monde d’Anita Blake, les vampires et beaucoup d’autres créatures de la nuit sont officiellement reconnues. Les Plaisirs coupables, c’est d’ailleurs le nom d’une de ces boites où vampires et humains en quête de sensations fortes se rejoignent une fois la nuit tombée.

Anita se retrouve dans cette boite afin de fêter l’enterrement de vie de jeune fille d’une de ces amies. Elle a du mal à cacher son dégoût face aux vampires et à ce qui se passe sur scène. Et bientôt, elle se retrouve embarquée dans une histoire qui la dépasse totalement : la maîtresse vampire de la ville, Nikolaos, fait enlever son amie et la menace de mort, si Anita ne l’aide pas à découvrir qui tue impunément d’importants maîtres vampires. En effet, depuis plusieurs semaines, la communauté vampirique est  mise à mal par un mystérieux sérial killer.

Avec l’aide de Jean-Claude, un vampire particulièrement charmant qui ne laisse pas la belle Anita de marbre malgré sa condition, et de Phillip, un humain à la coupe des vampires chargé de la surveiller le jour, Anita se lance donc à la recherche du mystérieux tueur afin de sauver son amie.

L’auteur est en fait le précurseur des histoires de vampires. Le personnage d’Anita Blake a été créé au début des années 1990, donc bien avant l’engouement  de ces dernières années pour ces créatures de la nuit… On est loin de l’ambiance feutrée de Twilight, bien au contraire les descriptions sont plutôt crues, parfois à la limite du gore et un peu plus qu’évocateur côté érotisme…

J’ai été totalement happée par le rythme de l’histoire. Les chapitres sont courts et ça se lit vraiment très rapidement. J’ai adoré les nombreuses créatures de la nuit qui se côtoient et dont les origines sont bien décrites: les goules, les vampires, les zombies, les rats-garous,… Quelques détails sur le passé d’Anita sont bien distillés tout le long de l’histoire et seront certainement plus exploité dans les tomes suivant. Et l’héroïne conserve son fabuleux sens de l’humour cynique en toute situation!

Pourtant, à dire vrai, j’ai été très déçue par l’écriture de Laurell K. Hamilton ou bien est-ce par la traduction: vocabulaire simpliste, répétition à outrance, pharsé simplissime,… Décidément, je suis trop régulièrement déçue par l’écriture des auteurs de Bit-Lit. J’ai eu un tout petit peu de mal au début pour me laisser aller et ne pas sursauter à certains effets de style… Heureusement, malgré le style, l’histoire a fait son effet et je me suis laissée emporter dans l’univers d’Anita Blake!

Il n’y a aucun doute, je vais très rapidement me procurer le deuxième tome. En espérant tout de même que le style de l’auteur aura évolué…

Hamilton Laurell K. Plaisirs coupables, Tome 1 des aventures d’Anita Blake, éditions Bragelonne, Milady, mars 2010, 382 pages.

Lectures de 2010

28 avril 2010 - 09:48 No Comments

Voici la liste des romans et autres supports que j’ai lu:

Janvier:

Février:

Mars:

Avril :

  • Plaisirs coupable Tome 1 des aventures d’Anita Blake, tueuse de vampires de Laurell K. Hamilton
  • Faërie de Raymond E. Feist

Mai:

  • Au-delà du mal de Shane Stevens

Juin:

  • L’oeil des Celtes Tome 1 des carnets de Darwin d’Ocana et Runberg
  • Namibia Tome 1 de la saison 2 de Kenya de Leo et Rodolphe

Juillet:

  • Miss Endicott Tome 1 de Derrien et Fourquemin
  • L’Empire des lumières de Young-Ha Kim

Août:

Australia

25 avril 2010 - 10:50 2 Comments

Un film de Baz Luhrmann.
Avec Hugh Jackman et Nicole Kidman.
Sortie en décembre 2008.

Australia

A la fin des années 1930, Lady Sarah Ashley, aristocrate anglaise,  se rend en Australie afin de rejoindre son mari qu’elle soupçonne d’adultère. Ce dernier était censé vendre leur immense domaine de Faraway Downs avant de rentrer en Angleterre.

Mais arrivée à Faraway Downs, c’est le cadavre de son mari qu’elle découvre, un domaine au bord de la ruine et un contremaître sans scrupule de mèche avec le principal concurrent des Ashley. Pour sauver son domaine, Sarah n’a d’autre choix que de s’allier à un cow-boy local, un peu rustre, connu sous le nom de « Drover ». Sur le domaine, Sarah fait également  la connaissance d’un jeune aborigène orphelin qui lui fait découvrir la vie aborigène et qu’elle prend sous son aile.

Ce film a beaucoup fait parler de lui, en bien comme en mal. J’avais envie de me faire ma propre opinion et j’ai donc visualisé le film, un soir où je me suis retrouvée toute seule…

Australia, c’est un avant tout une grande fresque romantique. Mais c’est aussi un véritable mélange des genres avec de l’action, de l’amour, de l’aventure et la seconde guerre mondiale en toile de fond. C’est un film à grand spectacle! Les images sont vraiment superbes: les paysages et contrées sauvages et désertiques du bush australien sont vraiment splendides.

L'arrivée de Sarah Ashley en Australie

Comme il s’agit d’une fresque romanesque, on se doute bien que le film est plutôt long. Le tout est relativement bien rythmé, on ne s’ennuie pas trop, même si certains passages sont longuets…

Miss Boss et le jeune aborigène, Nala

Les personnages d’Hugh Jackman et de Nicole Kidman me semble un peu caricaturaux. Par contre, j’ai beaucoup aimé le troisième rôle, le jeune aborigène Nala et son personnage magique. On trouve dans ce film une certaine reconnaissance des aborigènes, de leurs moeurs et des souffrances qu’on leur a fait endurer à cette période.

Miss Boss et son troupeau

Au final, l’histoire est plutôt prévisible, et certaines scènes, certains dialogues, sont tout de même un peu lourds. Mais on passe malgré tout un bon moment dans le bush australien au côté du couple très sensuel de Sarah et Drover…

"Drover"

Crédits pour toutes les photos: allociné.fr

Un film romantique pour se changer les idées…

Et si on dansait?

14 avril 2010 - 09:23 No Comments

Un roman d’Erik Orsenna.
Paru en 2009 aux éditions Stock.

Voici le quatrième volet des aventures grammaticales de Jeanne et Tom, les héros d’Erik Orsenna. Dans cette nouvelle aventure, Jeanne et Tom ont grandi. Jeanne est tombée amoureuse d’un lointain jeune homme. Et c’est face à une marée de mots échappée d’une épave que nos deux héros vont avoir affaire. Jeanne va se battre avec la ponctuation pour redonner leur rythme aux mots et aux phrases. Et c’est avec la musique qu’elle va trouver une solution…

Depuis La grammaire est une chanson douce, je guette toujours les nouvelles aventures de Jeanne et Tom. J’aime l’univers d’Erik Orsenna. Sa manière de voir la langue française, de la mettre en scène et de l’expliquer. Dans ce nouvel opus, il lie rythme dans la phrase – la ponctuation – et le rythme de la musique.Un très joli conte!

Le roman est court, il se lit facilement. Il est d’ailleurs entrecoupé de très jolies illustrations de Montse Bernal. Un très bel hommage à la ponctuation!

Orsenna Erik, Et si on dansait?, éditions Stock, 2009, 127 pages.