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Stop Talking and Read – 4ème édition

Cette année, j’ai décidé de participer au Stop Talking And Read (STAR) de Liyah. En effet, Little Miss Sunshine me laisse enfin un peu de temps pour moi et j’ai très envie de me remettre plus assidûment à la lecture.

STAR 4ème édition

Le STAR sera donc pour moi un moyen de me motiver et d’échanger avec d’autres lecteurs durant un mois. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, il s’agit de noter le nombre de pages lus en un mois. Ce n’est pas la compétition qui prime, mais les échanges et partage entre lecteurs et la motivation que cela peut engendrer. Pour ceux qui veulent en savoir plus, les règles du jeu ici.

Voici les lectures que j’ai déja commencé dans le cadre du STAR. Il s’agit du Bal de Givre à New York de Fabrice Colin et du Tome 1 des Enquêtes d’Enola Holmes La double disparition de Nancy Springer.

Mes lectures en cours pour le STAR

Et voici les lectures qui me tentent pour le STAR. Je suis plus qu’optimiste, je sais pertinemment que je n’en lirai pas la moitié, mais sait-on jamais…
On y trouve: le premier tome d’Evernight de Claudia Gray, Intuitions de Dominique Dyens, Le dresseur d’insectes d’Arni Thorarinsson, le premier tome de la Fille du Soleil Noir Esprits Impurs de M.L.N. Hanover, le premier tome de Ghost Walkers Jeux d’ombres de Christine Feehan, le second tome des Femmes de l’Autremonde Capture de Kelley Armstrong, le sixième tome des aventures d’Anita Blake Mortelle séduction et Le cimetière de Pragues d’Umberto Eco. Mais je me réserve le droit d’y ajouter ou retirer des romans…

Mes envies lecture pour le STAR

Je tenterai de faire un rapide bilan de mes lectures tous les vendredis de ce mois qui s’annonce.

C’est avec plaisir que je me lance donc dès aujourd’hui dans le challenge qui durera jusqu’au 6 mai à 23h59.

 

Wings

Un roman d’Aprilynne Pike.
Paru en septembre 2011 aux éditions Pocket Jeunesse.

Wings d'Aprilynne Pike

Laurel est une jeune lycéenne de 15 ans qui vient d’emménager à Crescent City avec ses parents. C’est à contrecoeur que toute la famille a quitté leur maison au milieu des bois afin de réaliser le rêve du père: ouvrir une petite librairie. Jusque là, Laurel avait toujours suivi ses cours à domicile, mais dans cette nouvelle ville, elle va devoir intégrer le lycée. Voilà beaucoup de bouleversement pour une adolescente… Elle va tenter tant bien que mal de s’intégrer aux jeunes gens de son nouveau lycée. Elle rencontre notamment David, un gentil adolescent passionné de biologie, et son groupe d’amis. Les deux jeunes gens se lient d’une solide amitié. Au lycée, on ne tarde pas à remarquer de petites bizarreries chez Laurel: son régime totalement végétarien, sa phobie de rester enfermer à l’intérieur d’un bâtiment, son habitude de se lever à l’aube pour se promener dans la nature, …

Quelques temps plus tard, Laurel découvre un bouton au creux de ses omoplates. Dans un premier temps, elle met celui-ci sur le compte de la puberté. Mais le bouton ne cesse de grossir jusqu’à devenir difficile à cacher. Elle commence à craindre une tumeur et n’ose en parler à personne autour d’elle. Et puis un matin, quelque chose de plus étrange encore apparait sur le bouton…

Voilà un premier roman sur lequel j’ai craqué lors de mon passage au Salon du Livre. Je dois bien avouer que c’est avant tout la très jolie couverture de ce livre qui m’a fait poser les yeux sur lui. Et puis à la lecture de la quatrième de couverture, je me suis dit « Pourquoi pas? » L’univers des fées n’est pas vraiment un univers dont j’ai l’habitude…

Le style de l’auteur est plutôt agréable et léger ce qui rend la lecture très facile. Tout à fait ce dont j’avais besoin ces derniers temps. Les pages se tournent rapidement, les chapitres ne sont pas très longs.

J’ai trouvé l’histoire plutôt rafraichissante, tout à fait de saison. Il est vrai que le scénario de départ est déja vu à maintes reprises: une jeune fille pas comme les autres, deux garçons, David et Tamani, qui font battre son coeur. Ce triangle amoureux m’a notamment semblé bien artificiel au départ. Heureusement, les explications qui arrivent à la fin du roman ont expliqué bien des choses et m’ont fait voir la relation de Laurel et Tamani sous un autre angle. Mais c’est la vision très originale des fées et de leur monde d’Aprilynne Pike qui créé une réelle différence. Son monde est bien construit, cohérent, plein de magie.

Un très joli conte de fées moderne qui laisse augurer une très belle suite… mais pour ça il faudra patienter jusqu’au mois de septembre.

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Pour en savoir plus:

  • Le site d’Aprilynne Pike: ici.
  • Le site de Pocket Jeunesse: ici.

 

Salon du livre de Paris

Comme tous les ans, je suis cette année encore passé par le Salon du Livre de Paris. C’est un événement que j’aime beaucoup, j’y ai mes petites habitudes et les maisons d’éditions que je ne veux pas louper.

Cette année, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Mon principal souci étant d’emmener ma Little Miss Sunshine de même pas trois mois et sa poussette avec moi. J’ai donc choisi un horaire et un jour plus « calme » pour pouvoir me déplacer plus facilement. C’est le vendredi en début d’après midi que j’ai choisi de m’y rendre.

Je dois bien avouer que j’ai été contente de cette sortie, mais également déçue. Ce n’était pas comme d’habitude. Ma Little Miss Sunshine et sa poussette y étaient pour beaucoup. Le jour et l’horaire choisis également. Je n’ai pas réussi a accéder à beaucoup de stand entre ma poussette et le monde. Je n’ai pu profiter d’aucune dédicace. Mais j’ai essayer de profiter au maximum de ce qui s’offrait à moi et de ce temps passer avec ma fille.

J’ai été plus que raisonnable en achat de livres comparé aux années précédentes. Je me suis concentrée sur deux maisons d’édition: Pocket Jeunesse et Milady. Chez le premier, j’ai craqué pour Wings d’Aprilynne Pike et Evernight de Claudia Grey. Chez le second, Ghost Walkers Tome 1 Jeux d’ombres de Christine Feehan et La fille du soleil noir Tome 1 Esprits impurs de M.L.N. Hanover. Quatre nouvelles séries à découvrir donc!

J’ai également craqué sur quelques livres pour ma Little Miss Sunshine. Mes achats ont tous été fait chez l’Ecole des Loisirs. Deux petits livres à lui mettre dans les mains dès son plus jeune âge: Les 3 petits oursons, un livre de bain de Pierrick Bisinski qui fera parti de son cadeau pour Pâques et Noir sur Blanc de Tana Hoban. Et deux livres à lire à quatre mains: Bébés Chouettes de Martin Waddell et Patrick Benson et Le petit déjeuner de la famille souris de Kazuo Iwamura.

De belles occasions de devenir accroc à une nouvelle série et de doux moment de lecture à deux en perspective…

Bilan et lectures de l’année 2011

Voici la liste de mes lectures de cette année 2011:

  • Janvier

Le cadavre rieur Tome 2 des aventures d’Anita Blake de Laurell K. Hamilton
Fog de James Herbert

  • Février

Les étranges talents de Flavia de Luce d’Alan Bradley
Bruxelles Métropole Tome 1 Ville Haute de Di Giorgio et Santander

  • Mars

La cité des jarres d’Arnaldur Indridasson
Le cirque des damnés Tome 3 des aventures d’Anita Blake de Laurell K. Hamilton

  • Avril

Brouillages de Jon Hallur Stefansson

  • Mai

Loup, y es-tu? d’Henri Courtade (abandon)

  • Juin

Morsures de Kelley Armstrong
Lunatic Cafe Tome 4 des aventures d’Anita Blake de Laurell K. Hamilton

  • Juillet

Le squelette sanglant Tome 5 des aventures d’Anita Blake de Laurell K. Hamilton

  • Août

Frisson de Maggie Stiefvater (abandon)

  • Septembre

Chroniques d’une sorcière d’aujourd’hui Tome 1 Isabelle d’Angèle Delaunois
Au coeur du danger de J.B. Daniels (version iBook)
Princesse Poudrerie d’Alain Bezançon (version iBook)

  • Octobre

Les lames du cardinal de Pierre Pevel (version iBook)
Le crime d’Halloween d’Agatha Christie

  • Novembre

Un hiver à River Falls d’Alexis Aubenque

  • Décembre

L’appel de la lune de Patricia Briggs (version iBook)
Petites histoires du Père Castor pour Noël du Père Castor

Soit 20 livres en tout genre lu au cours de cette année. Je lis décidément de moins en moins. Ces dernières années, le temps m’aura manqué. Et malgré du temps pour moi à la fin de cette année, lors de mon congé prénatal, l’envie de lire m’a manqué.

Ce n’est peut être pas cette année que je vais m’y remettre. Ma fille m’accaparera certainement une belle partie de mon temps, me laissant peu de temps libre. Mais il n’empêche que je lui lis une histoire chaque jour. C’est peut être à travers la littérature jeunesse que je vais m’y remettre…

Dans ces 20 livres, on trouve:

  • 3 livres jeunesse
  • 1 BD –beaucoup moins que l’an passé
  • 16 romans – exactement le même nombre que l’an dernier

2011 aura été l’année:

  • D’Anita Blake avec plusieurs tomes lus. Je me réserve la suite pour cette année…
  • De la découverte de la lecture sur iBook avec 4 livres lus sur mon iPhone
  • De lectures de nombreux romans pour adolescents: 10 romans.

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Et pour les curieux:

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Le cirque des damnés

Un roman de Laurell K. Hamilton.
Paru en 2009 aux éditions Bragelone.

Tôt le matin, après une dure nuit de travail, Anita Blake est appelée sur le lieu d’un crime. Un homme a été retrouvé mort dans un bois. Le cou du cadavre porte deux traces de morsures et il y en a une autre au creux de son coude. Il semblerait qu’un maître vampire renégat et sa meute s’attaque à des humains. Dans ce troisième tome, Anita Blake est confronté à un maître vampire qui veut prendre la place du maître de Saint Louis, Jean Claude, lequel aimerait lui apposé une troisième marque afin d’en faire sa servante humaine…

Dans ce nouvel opus, Anita est confronté à tout un tas de créatures surnaturelles. Au fil des pages, on rencontre bien évidement des vampires et des zombies, mais aussi des loups-garous et des lamies. Anita, faisant partie de la Brigade Régionale d’Investigations Surnaturelles, coopère en tant qu’experte avec la police lorsque survient un meurtre dont on soupçonne une créature surnaturelle d’être le coupable. Lorsque des enquêtes surviennent elle passe donc beaucoup de temps avec la police et ne peut pas toujours être disponible toute la nuit pour réanimer des cadavres – son métier principal. Et Bert, son patron, n’entend pas la laisser se disperser. Il embauche donc un nouveau réanimateur Larry, un tout jeune étudiant, pour la seconder. Anita est en charge de le former. Mais Anita s’est déjà fait plus d’un ennemi en côtoyant des monstres et Larry va bientôt être confronté aux ennemis d’Anita. Elle tente alors de le protéger tant bien que mal, envers et contre tout.

Anita est amené à rencontrer Jean-Claude, le maître de la ville au Cirque des damnés, une salle de spectacle qu’il vient de racheter. Jean Claude en profite pour tenter une nouvelle fois de convaincre Anita de le laisser lui apposer la troisième marque. Cette dernière s’obstine et refuse comme à son habitude. Mais durant cette soirée, elle rencontre Richard Zeeman, un professeur de biologie qui en sait un rayon sur les loups-garous. Et le beau Richard ne laisse pas Anita indifférente…

Ce nouveau tome est toujours aussi rythmé: des chapitre courts qui se lisent vite et qui nous font tourner les pages à une vitesse vertigineuse. Le style de l’auteur m’a semblé s’améliorer légèrement. Je n’ai pas sursauter à certaines tournures de phrases comme ça avait été le cas dans les deux tomes précédents. A moins que je ne m’habitude simplement à son écriture…

Ce qui est sûr, c’est que je suis accro!

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Et pour les curieux:

La cité des jarres

Un roman d’Arnaldur Indridason.
Paru en 2000.

Un cadavre est retrouvé à Reykjavik. L’inspecteur Erlendur est dépêché sur les lieux. Il pense dans un premier temps à un meurtre  bête et méchant, sans réelle motivation. Mais l’ordinateur de la victime, un certain Holberg, est bourré d’images pornographiques et l’inspecteur découvre une photographie de la tombe d’une enfant de quatre ans dans un tiroir du bureau. Au fil de ses investigations, le lien avec une affaire de viol de plus de quarante ans est fait. Et l’inspecteur Erlendur se retrouve bientôt à la « cité des jarres », une abominable collection de bocaux renfermant des organes humains dans le sous-sol de l’université…

Ce roman n’est pas mon premier polar islandais, mais il marque ma découverte d’un nouvel auteur Arnaldur Indridason, que je suivrais très attentivement dorénavant. Voilà plusieurs années que j’avais envie de le découvrir et que l’occasion ne s’était pas présentée. Mais en passant à côté de ce roman au Salon du Livre 2011, j’ai craqué. Et j’ai eu raison! J’ai tout simplement adoré le style de cet auteur. L’écriture est calme et posée, un peu à l’image du récit calme et long comme un hiver du grand nord.

L’inspecteur Erlendur est un homme torturé. Divorcé, il n’a quasiment aucun contact avec sa femme et son fils. Seule, sa fille, Eva Lind lui rend visite de temps à autres. Mais Eva Lind est une droguée, violente et déboussolée. Les rapports entre le père et la fille sont particulièrement conflictuels, voire violents. Surtout quand ce dernier apprend qu’elle est peut être enceinte…

Pour compenser, Erlendur se plonge dans le travail. C’est un être borné, qui s’entête lorsqu’il sent que quelque chose s’ouvre à lui. Il ne lâche aucune piste, et surtout pas la plus ténue d’entre toute, la photographie de la tombe de la petite Audur. Mais les secrets de famille sont bien gardés en Islande, surtout dans les petits villages où l’enquête mène Erlendur. Personne ne parle, tout le monde se tait et peu d’informations filtrent pour aider Erlendur dans son enquête. Mais Erlendur est un homme de terrain borné et à la patience inégalable…

Tout au long du roman, l’ambiance est grise et pluvieuse, l’automne est particulièrement humide à Reykjavik. Cela participe à l’ambiance générale, noire et pesante. Mais on ne trouve pas de scène de tortures, de sang qui coule, de description médicale et froide de cadavre, de voyeurisme morbide dans ce roman. On y trouve bien pire, l’horreur au quotidien. Les monstres se cachent parmi nous. Et les victimes, contrairement à leur bourreaux, semblent condamnés à perpétuité.

Un très bon polar, un réel coup de coeur!

Pour les curieux:

Un autre auteur islandais Arni Thorarinsson Le temps de la sorcière

L’étrange affaire Angelica

Un film de Manoel de Oliveira.
Sortie en mars 2011.

Isaac est un jeune photographe. Il se plait à photographier les derniers ouvriers qui travaillent les champs et les vignes à la main comme par le passé. Il est arrivé en ville il y a peu et est locataire de la pension de Madame Justina. Une nuit, il est appelé d’urgence par une riche famille. Ils aimeraient un dernier portrait de leur fille Angélica morte juste après son mariage.
Dans la maison en deuil, Isaac découvre Angélica. Elle a l’air apaisé et est souriante. Lorsqu’il porte l’objectif à son oeil, la jeune femme semble reprendre vie. Isaac tombe instantanément amoureux d’elle.  Angélica va le hanter nuit et jour, jusqu’à l’épuisement.

C’est le synopsis de ce film qui m’a plu. Il me semblait plein de poésie. Mais je dois dire que j’ai été vraiment très déçu. L’univers n’est pas du tout celui auquel je m’attendais. La mise en scène est très théâtrale, trop à mon goût. Les dialogues m’ont semblé ternes et sans parfois sans aucun rapport avec l’histoire. L’évolution de l’histoire est très lente. Les plans fixes sont vraiment trop nombreux. On reste figé jusqu’à 45 secondes sur une cage à oiseaux ou Isaac tenant une tasse de café à la main devant une fenêtre. Et oui, au bout d’un moment, j’ai eu le temps de compter les secondes qui passaient. C’est la première fois qu’au bout de 45 minutes de film j’hésite à me lever et à sortir de la salle. J’ai finalement décidé de rester pour voir la fin. J’espérais encore une évolution. Malheureusement la fin était telle que je me l’imaginais. En sortant du cinéma, je suis allée rechercher des informations sur ce film. Son réalisateur est le doyen du cinéma, il a 103 ans. Cela explique certainement la lenteur de ce film…
Une réelle déception.

Winter’s Bone

Un film de Debra Granik.
Sortie en mars 2011.

Ree Dolly est une adolescente de 17 ans. Elle vit dans une forêt du Missouri avec sa mère malade, et son frère et sa soeur dont elle s’occupe. Son père est un dealer de methamphetamine en prison. Mais un jour elle apprend que pour sortir de prison et payer sa caution, ce dernier a utilisé la maison familiale comme caution. S’il ne se présente pas au tribunal, Ree et les siens perdront leur maison. La jeune fille se lance alors corps et âme à la recherche de son père pour sauver sa famille.

En sortant de la salle obscur, j’avais tout simplement le souffle coupé. La jeune Jennifer Lawrence, qui incarne l’actrice principale, Ree Dolly est tout simplement époustouflante.

La réalisatrice dresse une série de portraits tous plus durs les uns que les autres. On y trouve le père dealer qui abandonne sa famille à son triste sort, la mère dépressive et absente, l’oncle brutal mais qui sait soutenir sa famille quand il le faut, la meilleure amie mère-adolecsente, les voisins compatissants mais toujours intéressés,…  Tous sont mêlé de plus ou moins loin au trafic de methamphetamine. L’Amérique profonde, son quotidien précaire et violent est dépeint avec beaucoup de réalisme.  Le style est cru, douloureux mais très émouvant. Et jamais le film ne dérape dans le pathos.

Un film poignant. A éviter tout de même les jours de déprime!

Antichrist

Un film de Lars von Trier.
Sortie en juin 2009.

Suite à la mort accidentell de leur enfant, un couple se retire dans une maison isolée en forêt « Eden » afin de sauver leur mariage. Mais malgré leurs efforts, en plaine nature, bientôt tout va de mal en pis…

Lors de sa présentation au Festival de Cannes 2009, ce film a beaucoup fait parler de lui. C’est notamment la violence de certaines scènes, mêlant sexe et mutilation, qui ont été critiqués. J’ai voulu me faire ma propre opinion. Le film est découpé en chapitre. Le prologue et l’épilogue sont filmé en noir et blanc au ralenti. Personne ne parle, il n’y a qu’en fond sonore un opéra de Haendel. Les quatre chapitres centraux sont Deuil (I), Douleur: le chaos règne (II), Désespoir (Génocide) (III), et Les trois mendiants (IV).

Il n’y a aucun doute, Antichrist dérange par sa violence malsaine. Le film a été interdit au moins de 16 ans lors de sa sortie en salle. Et je le comprends bien. Les scènes de sexe sont omniprésentes tout au long du film. Du début, c’est lors d’une partie de jambes en l’air que le petit échappe à l’attention de ses parents et bascule par la fenêtre, à la fin, avec ces terribles scènes de mutilation. Au fur et à mesure du film, on finit par se dire que ce couple, notamment la femme, incarnée par Charlotte Gainsbourg et qui a d’ailleurs reçu le prix d’interprétation féminine, a un réel problème avec ça. Face au terrible drame, les deux époux réagissent à l’opposé l’un de l’autre. La femme est rongée par la culpabilité et sombre dans la dépression. Quant à son mari, i ne manifeste aucun chagrin. Mais il utilise ses connaissances de la psychologie pour prendre sa femme en main. On finit par se demander s’il ne veut pas simplement la contrôler.

Par contre, les images sont absolument somptueuses. Au moment où les deux acteurs arrivent à « Eden », on entre dans un autre monde, à la limite du fantastique. Un monde onirique presque merveilleux. Mais qui se transforme rapidement en un univers d’horreur primitive… Des images chocs. Le film et ses images ont longtemps tourné dans ma tête. J’ai bien tenté de comprendre la leçon de l’histoire, mais rien n’y fait…

Une fable érotico-horrifique aux images particulièrement choquantes.

Never let me go

Un film de Mark Romanek.
Sortie en mars 2011.

Kathy, jeune femme de 31 ans, se replonge dans ses souvenirs d’enfance, alors qu’elle était élève à Hailsham, un établissement coupé du monde où les élèves étaient surprotégés. Elle se souvient des ses amis Tommy et Ruth.

C’est parce que j’ai adoré le roman de Kazuo Ishiguro dont est tiré ce film que j’ai eu très envie de voir ce film. Et je dois le dire tout de suite, j’ai été très déçue. La principale raison de ma déception, c’est le parti pris du réalisateur, de donner toutes les clefs de l’histoire dès le début du film. Le film s’ouvre en effet sur deux phrases qui en disent déja long sur le fond de l’histoire… Ce que j’avais adoré dans le roman, c’est d’être baladé par l’auteur au fil des pages, de ne pas savoir à quoi m’attendre, de dérouler les détails tout doucement les uns après les autres pour comprendre enfin le pourquoi du comment dans les dernières pages du roman. Cela explique en grande partie ma déception.

Ma seconde déception est de ne pas avoir retrouvé à l’écran, cette particularité de la littérature japonaise que l’on retrouvait si bien dans le roman. Kazuo Ishiguro bien que vivant en Grande Bretagne depuis son enfance à garder dans son écriture ce quelque chose de japonais… Cette blancheur, cette pâleur, ces nuances de couleurs pastels tout en douceur… On est beaucoup plus dans un univers très britannique, gris et embrumé, digne de ceux que l’on trouve régulièrement dans les adaptions des romans de Jane Austen.

Un des seuls points positifs, le jeu de Carey Mulligan. Et l’impression générale qui se dégage du film et qui est la seule chose qui m’a vraiment rappelé le roman: le côté froid, l’impression de côtoyer la froideur d’un tombeau, l’impression d’être dans une bulle hors du temps, coupée du monde, et l’impression que c’est dans cette douceur, dans cette tranquilité que l’horreur se développe…

En dehors de ces considérations, ce film reste un beau moment d’anticipation. Un film à voir si on a pas déja lu le roman ou si on a pas l’intention de le lire…

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Pour les curieux: