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Le cirque des damnés

Un roman de Laurell K. Hamilton.
Paru en 2009 aux éditions Bragelone.

Tôt le matin, après une dure nuit de travail, Anita Blake est appelée sur le lieu d’un crime. Un homme a été retrouvé mort dans un bois. Le cou du cadavre porte deux traces de morsures et il y en a une autre au creux de son coude. Il semblerait qu’un maître vampire renégat et sa meute s’attaque à des humains. Dans ce troisième tome, Anita Blake est confronté à un maître vampire qui veut prendre la place du maître de Saint Louis, Jean Claude, lequel aimerait lui apposé une troisième marque afin d’en faire sa servante humaine…

Dans ce nouvel opus, Anita est confronté à tout un tas de créatures surnaturelles. Au fil des pages, on rencontre bien évidement des vampires et des zombies, mais aussi des loups-garous et des lamies. Anita, faisant partie de la Brigade Régionale d’Investigations Surnaturelles, coopère en tant qu’experte avec la police lorsque survient un meurtre dont on soupçonne une créature surnaturelle d’être le coupable. Lorsque des enquêtes surviennent elle passe donc beaucoup de temps avec la police et ne peut pas toujours être disponible toute la nuit pour réanimer des cadavres – son métier principal. Et Bert, son patron, n’entend pas la laisser se disperser. Il embauche donc un nouveau réanimateur Larry, un tout jeune étudiant, pour la seconder. Anita est en charge de le former. Mais Anita s’est déjà fait plus d’un ennemi en côtoyant des monstres et Larry va bientôt être confronté aux ennemis d’Anita. Elle tente alors de le protéger tant bien que mal, envers et contre tout.

Anita est amené à rencontrer Jean-Claude, le maître de la ville au Cirque des damnés, une salle de spectacle qu’il vient de racheter. Jean Claude en profite pour tenter une nouvelle fois de convaincre Anita de le laisser lui apposer la troisième marque. Cette dernière s’obstine et refuse comme à son habitude. Mais durant cette soirée, elle rencontre Richard Zeeman, un professeur de biologie qui en sait un rayon sur les loups-garous. Et le beau Richard ne laisse pas Anita indifférente…

Ce nouveau tome est toujours aussi rythmé: des chapitre courts qui se lisent vite et qui nous font tourner les pages à une vitesse vertigineuse. Le style de l’auteur m’a semblé s’améliorer légèrement. Je n’ai pas sursauter à certaines tournures de phrases comme ça avait été le cas dans les deux tomes précédents. A moins que je ne m’habitude simplement à son écriture…

Ce qui est sûr, c’est que je suis accro!

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Et pour les curieux:

La cité des jarres

Un roman d’Arnaldur Indridason.
Paru en 2000.

Un cadavre est retrouvé à Reykjavik. L’inspecteur Erlendur est dépêché sur les lieux. Il pense dans un premier temps à un meurtre  bête et méchant, sans réelle motivation. Mais l’ordinateur de la victime, un certain Holberg, est bourré d’images pornographiques et l’inspecteur découvre une photographie de la tombe d’une enfant de quatre ans dans un tiroir du bureau. Au fil de ses investigations, le lien avec une affaire de viol de plus de quarante ans est fait. Et l’inspecteur Erlendur se retrouve bientôt à la « cité des jarres », une abominable collection de bocaux renfermant des organes humains dans le sous-sol de l’université…

Ce roman n’est pas mon premier polar islandais, mais il marque ma découverte d’un nouvel auteur Arnaldur Indridason, que je suivrais très attentivement dorénavant. Voilà plusieurs années que j’avais envie de le découvrir et que l’occasion ne s’était pas présentée. Mais en passant à côté de ce roman au Salon du Livre 2011, j’ai craqué. Et j’ai eu raison! J’ai tout simplement adoré le style de cet auteur. L’écriture est calme et posée, un peu à l’image du récit calme et long comme un hiver du grand nord.

L’inspecteur Erlendur est un homme torturé. Divorcé, il n’a quasiment aucun contact avec sa femme et son fils. Seule, sa fille, Eva Lind lui rend visite de temps à autres. Mais Eva Lind est une droguée, violente et déboussolée. Les rapports entre le père et la fille sont particulièrement conflictuels, voire violents. Surtout quand ce dernier apprend qu’elle est peut être enceinte…

Pour compenser, Erlendur se plonge dans le travail. C’est un être borné, qui s’entête lorsqu’il sent que quelque chose s’ouvre à lui. Il ne lâche aucune piste, et surtout pas la plus ténue d’entre toute, la photographie de la tombe de la petite Audur. Mais les secrets de famille sont bien gardés en Islande, surtout dans les petits villages où l’enquête mène Erlendur. Personne ne parle, tout le monde se tait et peu d’informations filtrent pour aider Erlendur dans son enquête. Mais Erlendur est un homme de terrain borné et à la patience inégalable…

Tout au long du roman, l’ambiance est grise et pluvieuse, l’automne est particulièrement humide à Reykjavik. Cela participe à l’ambiance générale, noire et pesante. Mais on ne trouve pas de scène de tortures, de sang qui coule, de description médicale et froide de cadavre, de voyeurisme morbide dans ce roman. On y trouve bien pire, l’horreur au quotidien. Les monstres se cachent parmi nous. Et les victimes, contrairement à leur bourreaux, semblent condamnés à perpétuité.

Un très bon polar, un réel coup de coeur!

Pour les curieux:

Un autre auteur islandais Arni Thorarinsson Le temps de la sorcière

Le cadavre rieur

Un roman de Laurell K. Hamilton.
Paru en 2009 aux éditions Bragelone.

Tome 2 des aventures d’Anita Blake, tueuse de vampires

Dans ce second tome, Anita Blake, réanimatrice de métier, est confronté à Harold Gaynor, un milliardaire qui ne recule devant rien pour obtenir ce qu’il veut. Il propose un million de dollar à la jeune femme pour relever un mort de plus de 500 ans. Mais celà nécessite de sacrifier une « chèvre blanche », c’est-à-dire de faire un sacrifice humain. Le sens moral d’Anita la fait refuser l’offre. Mais d’autres réanimateurs moins scrupuleux, peuvent bien le faire. Et bientôt un zombie insatiable fini par massacrer des familles entières…

Comme dans le premier tome, le rythme très saccadé de l’histoire, avec des chapitres très courts, en fait un roman très facile à lire et dans lequel on entre très rapidement. Dans ce deuxième tome, on rencontre moins de créatures différentes, mais on est tout de même confronté à des vampires, des loups-garous et des zombies furieux. De nouveaux détails sur le passé d’Anita sont distillés au cours des pages. On en apprend notament plus sur sa petite enfance et sa grand-mère. On apprend également beaucoup de choses sur ses collègues réanimateurs et sur les réanimateurs en règle générale.

Encore une fois, nous sommes plongé dans un univers noir et dur. Les descriptions des odeurs de putréfaction et des cadavres en décomposition ne nous sont jamais épargnés. Et j’apprécie toujours autant le sens de l’humour cynique en toute situation d’Anita. On finit par s’attacher à cette jeune femme!

J’avais été déçue par le style de l’auteur dans le premier tome, espérant secrètement une évolution dans le deuxième tome. Ce n’est malheureusement pas le cas, mais j’ai tout de même été moins gêné par le style au cours de cette nouvelle aventure…

Ca y est, je pense que je suis accro. Je me plongerais sans aucun doute dans le troisième tome!

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Et pour les curieux:

Le collier de rubis

Un roman d’Annie Pietri.
Paru en 2003 aux éditions Bayard Jeunesse.

Alix de Maison-Dieu, l’espionne du Roi-Soleil, apprend par un moine quelques mois après la disparition de son frère que celui-ci est retenu dans les geôles du Mont-Saint-Michel. Avec l’accord et le soutien de Louis XIV, Alix, accompagné de son cher cousin Antonin, se rend sur les lieux pour délivrer son frère.
Au même moment, le collier de rubis volé à la marquise de Maison-Dieu quelques années plus tôt réapparait au cou d’un acteur de théâtre de rue. Le hasard n’existe pas… Mais quel peut bien être le lien entre ses deux événements?

Le collier de rubis est le second tome des aventures d’Alix de Maison-Dieu que l’on a rencontré pour la première fois dans L’espionne du Roi-Soleil. La jeune femme se bat toujours contre son oncle, mais dans un contexte un peu différent. Le château de Versailles n’est plus autant en travaux, seule la Grande Galerie n’est pas terminée, et on y passe moins de temps au profit du Mont-Sain-Michel. Accompagnée de son cousin Antonin, Alix traverse la France pour affronter son oncle Henri-Jules de Grenois.

Ce roman se lit vite. C’est bien écrit, fluide. Le vocabulaire est toujours aussi riche pour un roman jeunesse. J’ai passé un bon moment…

Plaisirs coupables

Un roman de Laurell K. Hamilton.
Paru en 2004 aux éditions Fleuve Noir.

Tome 1 des aventures d’Anita Blake, tueuse de vampires

Anita Blake gagne sa vie en relevant les morts. Si un homme est mort sans désigné d’héritiers, à la demande de la famille, Anita possède un don qui lui permet de relever le mort pour quelques heures afin de régler cette question. Sa spécialité, c’est donc les zombies. Mais de son enfance, elle garde une haine viscérale contre les vampires. A ces heures, elle est donc également une tueuse de vampires.

Dans le monde d’Anita Blake, les vampires et beaucoup d’autres créatures de la nuit sont officiellement reconnues. Les Plaisirs coupables, c’est d’ailleurs le nom d’une de ces boites où vampires et humains en quête de sensations fortes se rejoignent une fois la nuit tombée.

Anita se retrouve dans cette boite afin de fêter l’enterrement de vie de jeune fille d’une de ces amies. Elle a du mal à cacher son dégoût face aux vampires et à ce qui se passe sur scène. Et bientôt, elle se retrouve embarquée dans une histoire qui la dépasse totalement : la maîtresse vampire de la ville, Nikolaos, fait enlever son amie et la menace de mort, si Anita ne l’aide pas à découvrir qui tue impunément d’importants maîtres vampires. En effet, depuis plusieurs semaines, la communauté vampirique est  mise à mal par un mystérieux sérial killer.

Avec l’aide de Jean-Claude, un vampire particulièrement charmant qui ne laisse pas la belle Anita de marbre malgré sa condition, et de Phillip, un humain à la coupe des vampires chargé de la surveiller le jour, Anita se lance donc à la recherche du mystérieux tueur afin de sauver son amie.

L’auteur est en fait le précurseur des histoires de vampires. Le personnage d’Anita Blake a été créé au début des années 1990, donc bien avant l’engouement  de ces dernières années pour ces créatures de la nuit… On est loin de l’ambiance feutrée de Twilight, bien au contraire les descriptions sont plutôt crues, parfois à la limite du gore et un peu plus qu’évocateur côté érotisme…

J’ai été totalement happée par le rythme de l’histoire. Les chapitres sont courts et ça se lit vraiment très rapidement. J’ai adoré les nombreuses créatures de la nuit qui se côtoient et dont les origines sont bien décrites: les goules, les vampires, les zombies, les rats-garous,… Quelques détails sur le passé d’Anita sont bien distillés tout le long de l’histoire et seront certainement plus exploité dans les tomes suivant. Et l’héroïne conserve son fabuleux sens de l’humour cynique en toute situation!

Pourtant, à dire vrai, j’ai été très déçue par l’écriture de Laurell K. Hamilton ou bien est-ce par la traduction: vocabulaire simpliste, répétition à outrance, pharsé simplissime,… Décidément, je suis trop régulièrement déçue par l’écriture des auteurs de Bit-Lit. J’ai eu un tout petit peu de mal au début pour me laisser aller et ne pas sursauter à certains effets de style… Heureusement, malgré le style, l’histoire a fait son effet et je me suis laissée emporter dans l’univers d’Anita Blake!

Il n’y a aucun doute, je vais très rapidement me procurer le deuxième tome. En espérant tout de même que le style de l’auteur aura évolué…

Hamilton Laurell K. Plaisirs coupables, Tome 1 des aventures d’Anita Blake, éditions Bragelonne, Milady, mars 2010, 382 pages.

Et si on dansait?

Un roman d’Erik Orsenna.
Paru en 2009 aux éditions Stock.

Voici le quatrième volet des aventures grammaticales de Jeanne et Tom, les héros d’Erik Orsenna. Dans cette nouvelle aventure, Jeanne et Tom ont grandi. Jeanne est tombée amoureuse d’un lointain jeune homme. Et c’est face à une marée de mots échappée d’une épave que nos deux héros vont avoir affaire. Jeanne va se battre avec la ponctuation pour redonner leur rythme aux mots et aux phrases. Et c’est avec la musique qu’elle va trouver une solution…

Depuis La grammaire est une chanson douce, je guette toujours les nouvelles aventures de Jeanne et Tom. J’aime l’univers d’Erik Orsenna. Sa manière de voir la langue française, de la mettre en scène et de l’expliquer. Dans ce nouvel opus, il lie rythme dans la phrase – la ponctuation – et le rythme de la musique.Un très joli conte!

Le roman est court, il se lit facilement. Il est d’ailleurs entrecoupé de très jolies illustrations de Montse Bernal. Un très bel hommage à la ponctuation!

Orsenna Erik, Et si on dansait?, éditions Stock, 2009, 127 pages.

La lignée

Un roman de Guillermo del Toro et Chuck Hogan.
Paru en septembre 2009.

Un avion en provenance de Berlin atterrit à New-York. Au dernier moment, la communication est totalement rompue avec la tour de contrôle. L’avion se pose sans incident sur la piste, mais il est immobile, sans que personne ne puisse joindre les personnes à l’intérieur, toutes lumières éteintes.

Ephraïm Goddweather, épidémiologiste pour le CDC et son équipe arrivent sur place. Personne ne sait ce qui est arrivé aux 200 passagers. Quand enfin la porte de secours de l’avion s’ouvre, tous les passagers semblent sagement endormis mais tous sont morts.

Après plus ample vérification, il apparait que quatre passagers ont survécu et ne souffrent que de douleurs à la gorge. Les corps sont emmenés dans différentes morgues de la ville et les quatre survivants à l’hôpital. Que c’est-il passé à bord du vol 753? Ont-ils été victime d’un attentat au gaz? d’une bactérie foudroyante? Rien n’est moins sûr.

Lorsque le soir même, tous les corps disparaissent des différentes morgues, qu’un mystérieux cercueil rempli de terre découvert à bord du vol mais non enregistré à Berlin disparait également, Ephraïm Goodweather commence à se poser des questions… Quand un vieil homme aux doigts étrangement crochu lui fait d’étranges révélations, Ephraïm finit par se lancer dans l’aventure, pour la survie de l’humanité…

La carrière cinématographique de Guillermo del Toro se fait largement sentir dans ce roman, il se lit un peu comme on regarde un film: les allers-retours sur les personnages, les allers-retours dans le temps, les plans sur les différents et nombreux personnages, … Le roman se lit très facilement. Le style est fluide.

Mais la multiplication des personnages, dans la première partie du roman, m’a un peu dérouté au départ. On parle des uns et des autres, on nomme les uns puis les autres, je me suis sentie un peu perdu. Mais finalement chacun aura son rôle à jouer.

Dès les premières pages du roman, on sent un Mal invisible flotter sur les personnages, mais ni les protagonistes, ni même le lecteur ne peut l’identifier. L’atmosphère est pesante, angoissante, la violence toujours sous-jacente. Il s’agit, comme tout le monde l’aura comprit, d’un roman qui traite des vampires. Mais le mythe du vampire est totalement revisité et modernisé par Guillermo del Toro. Le vampire n’a plu rien de romantique. Il n’est qu’un virus, un fléau qui ne peut qu’éradiquer l’espèce humaine à terme. Dans un premier temps, j’ai été déroutée par ce traitement du mythe. Surtout lorsque l’on voit apparaitre des vampires qui ne mordent pas leur victime, mais ont un appendice qui poussent dans leur bouche et projettent un aiguillon pour vider leur victime de leur sang. Mais finalement, on s’habitude, on se laisse prendre au jeu.

En discutant autour de moi de ce traitement du mythe des vampires, j’ai appris que Guillermo del Toro avait déja traité les vampires de cette manière dans Blade II. Il est donc prévu que je le visionne très rapidement…

Un roman qui se lit facilement, les pages se tournent rapidement. On se laisse prendre dans cette traque aux vampires avec beaucoup de facilités… J’ai hâte de lire la suite.

Del Toro Guillermo et Chuck Hogan La Lignée Editions de Noyelle, septembre 2009, 447 pages.

Twilight – Chapitre 2: Tentation

Un film de Chris Weitz
Avec Kristen Stewart, Robert Pattinson et Taylor Lautner.
Sortie en novembre 2009.

Twilight - Chapitre 2: Tentation

La vie continue à Forks. Bella et Edward poursuivent leur idylle. Mais bientôt Bella se pose des questions sur son âge. Elle angoisse à l’idée de vieillir alors qu’Edward demeurera éternellement le bellâtre de 17 ans qu’il était le jour de leur rencontre. La question se fait plus vive pour le jour des 18 ans de Bella.

Alice organise une fête à cette occasion. Bella décide d’y participer sans enthousiasme. Mais alors qu’elle ouvre ses cadeaux, elle se coupe avec le papier. Une maladresse qui n’est pas anodine dans une famille de vampires. Jasper se rue sur elle, obligeant Edward à défendre sa bien-aimée. Tout est bien qui fini bien, mais l’incident fait réfléchir Edward. Bella est en danger avec lui. La seule solution pour son bien est de la quitter, sans espoir de retour.

Bella s’effondre…

Je me demandais vraiment ce qu’allait donner ce deuxième volet au cinéma. J’avais été plutôt agréablement surprise par le premier opus. Malheureusement, si ce n’est l’évolution de la relation de Bella et Jacob, la première partie du roman m’avait beaucoup ennuyé. C’est donc avec beaucoup d’appréhensions que je me suis installée dans la salle obscure.

Bella et Carlisle

Et finalement, je me suis laissée prendre au jeu. C’est avec plaisir que je me suis remémorée les aventures de Bella et Edward. J’attendais peut être plus d’émotions lors de la rupture. Je comprends bien le masque impassible d’Edward, mais Bella m’a semblé un peu inexpressive.

Edward et Bella

La partie la plus intéressante à mes yeux est l’évolution de la relation de Jacob et Bella. Jacob, c’était mon gros coup de coeur dans les romans. Alors j’attendais sa transformation avec impatience. Et je suis plutôt mitigée… Alors oui, Jacob a un corps à faire frémir toutes les jeunes filles de la salle, oui son jeu est plutôt pas mal, mais j’ai du mal avec son visage de poupon… Quant aux loups, à leur première apparition je n’ai pu m’empêcher de pouffer. Mais ensuite, je les trouve plus réussi. Même si au final je les trouve très « gentils toutous »,je les aurai vu plus terrifiants.

Bella et Jacob

Bien sûr certaines scènes du roman ont été coupées, d’autres ont été arrangées pour le bien du film, mais dans l’ensemble les choix sont plutôt judicieux. J’ai bien aimé la solution trouvée – le coup de téléphone – pour palier au fait qu’Edward peut difficilement  lire dans les pensées. Et comme dans le premier film, quelques touches d’humour plutôt bien placé ont été ajouté. Mais avec ce deuxième volet, je me dit que sans avoir lu les romans, le film est certainement plus difficilement abordable – ou vite ennuyeux…

Bella

Crédits pour toutes les photos: allociné.fr

En tout cas, j’ai passé une très bonne soirée, je me suis bien changée les idées et j’ai été plutôt agréablement surprise…

Le cueilleur de fraises

Un roman de Monika Feth.
Publié en février 2008 aux éditions Hachette Black Moon.

Le cueilleur de fraises

Jette, Merle et Caro sont trois lycéennes qui vivent ensemble dans un petit appartement de Bröhl. Comme toutes les jeunes filles de leur âge, elles se confient tout et notamment leurs histoires d’amour.  Merle vit une histoire compliquée avec son jeune patron. Caro accumule les histoires d’amour sans lendemain en croyant à chaque fois être amoureuse. La jeune fille a eu une enfance très difficile et dès qu’elle se sent mal dans sa peau, elle ne sait que se faire du mal pour faire face. Quant à Jette, fille d’une célèbre écrivain de thriller, elle est la seule à ne pas encore avoir trouvé de petit copain.
Un jour, Caro rentre chez elle complètement changée. Elle est enfin vraiment amoureuse. Elle vit sur un petit nuage, et pourtant, les filles ne mettront pas longtemps à le comprendre, quelque chose ne va pas. Caro recommence à se faire du mal. Jette et Merle tente d’en savoir plus, mais Caro se referme sur elle-même expliquant qu’elle n’a pas le droit de parler de son nouvel amour, que c’est encore trop tôt.
Quelques jours plus tard, le cadavre de Caro est retrouvée. Son collier lui a été arraché. Le commissaire Bert Melzig fait tout de suite le rapprochement avec d’autres meurtres commis en Allemagne du Nord. Jette et Merle sont effondrées.
Lors de l’enterrement de Caro, Jette jure publiquement au meurtrier de le retrouver…

J’aurai mis longtemps à terminer ce roman. Ce n’est pas vraiment de sa faute, puisque j’ai peu de temps à consacrer à la lecture en ce moment, mais il m’a tout de même manqué quelque chose pour m’y plonger plus avant. Caro, Jette et Merle sont de sympathiques jeunes filles, mais je ne les ai pas trouvé particulièrement attanchantes. L’histoire est bien mais pas vraiment originale. Je trouve qu’elle démarre trop doucement, – et en plus la quatrième de couverture en dit bien trop – et qu’à partir du moment où elle a vraiment débuté, on devine dors et déja la fin, qui me semble plutôt abrupte soit dit en passant… Mais je viens de découvrir qu’une suite des aventures de Jette venait de paraître Le peintre des visages. Peut être l’occasion de développer les quelques points d’ombres du roman et d’en apprendre un peu plus sur les deux personnages que j’ai trouvé les plus intéressants et les plus attanchants, à savoir le commissaire de police Bert Melzig, très professionnel, très humain et qui a quelques soucis dans son couple et la mère de Jette, la célèbre écrivain Imke Talheim, très humaine à ses heures avec sa fille mais qui n’hésite pas à exploiter la mort de Caro dans son prochain roman…

Feth Monika, Le cueilleur de Fraises, Tome 1 des aventures de Jette, Hachette Black Moon, février 2008, 417 pages.

La rose pourpre et le lys Tome 1

Un roman de Michel Faber.
Paru en 2005 aux éditions du Seuil Points.

rose-pourpre-et-lys

Londres, fin du XIXème siècle. Sugar est une prostitué sulfureuse et cultivée qui ne refuse jamais rien et dont tous les hommes sont fous. William est le riche héritier des parfumeries Rackham, mais demeure le fils cadet pas bon à grand chose et déçu par sa vie et son mariage. Alors qu’il feuillète une revue peu recommandable, il tombe sur une description des talents de Sugar. Il se rend sans attendre dans le bordel de Mrs Castaway afin de constater par lui-même. Mais dès la première nuit, il tombe éperdument amoureux de Sugar. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, il la sort de la misère et l’installe dans un bel appartement. Sugar, quant à elle, est bien décidée à tout mettre en oeuvre pour ne plus retomber dans la misère…

Michel Faber nous plonge sans ménagement dans le Londres du XIXème siècle. La pauvreté est d’une réalité terrifiante. L’auteur s’est énormément documenté sur la période, il a d’ailleurs mis plus de 25 ans a écrire La Rose pourpre et le Lys. C’est certainement cela qui confère un caractère très cinématographique à ce roman. L’atmosphère est pesante, lourde. On est dès le départ inclus dans la narration par le narrateur: on est tapis dans le noir, on joue les espions, on est presque gêné par moment, on se sent un peu voyeur… Mais la fresque historique est splendide.
Malheureusement, je n’ai pas été totalement séduite. Je n’ai lu que le premier tome, je n’ai pas eu le courage de me lancer directement dans le second. Les personnages sont très bien décrit, on ne peut pas dire qu’ils soient attachants, mais on attend tout de même de savoir ce qui va leur arriver. J’aime beaucoup la personnalité de Sugar, on arrive pas vraiment à la cerner: elle a l’air tout à la fois fragile, forte, sombre et violente, femme de peu de vertu, mais femme instruite qui tente de rédiger son histoire… Quant à William, c’est un bourgeois médiocre qui n’a le goût de rien que de se plaindre de sa vie – au moins jusqu’à ce qu’il rencontre Sugar.
J’ai surtout été gêné par le manque de sentiments, d’émotions, de profondeur de l’histoire. La recherche historique est impressionante, mais j’ai un peu l’impression que ça confère un caractère trop journalistique au récit. J’ai plusieurs fois eu l’impression de m’enliser…
Mais j’ai tout de même beaucoup aimé l’écriture de Michel Faber. Rien à voir avec un Max Gallo français, son écriture est très agréable, recherchée, mais également crue, parfaitement adaptée à son récit. Certains passages sordides ou sexuellement très explicites peuvent peut être choquer les âmes les plus sensibles…
Une magnifique fresque qui me laisse pourtant sur ma faim… Je laisse passer un peu de temps, mais je lirai certainement le second tome.

FABER Michel, La Rose pourpre et le Lys, Tome 1, éditions du Seuil, collection Points , 2005, 536 pages.