Archive for the Category » Les histoires d’amour «

L’étrange affaire Angelica

Un film de Manoel de Oliveira.
Sortie en mars 2011.

Isaac est un jeune photographe. Il se plait à photographier les derniers ouvriers qui travaillent les champs et les vignes à la main comme par le passé. Il est arrivé en ville il y a peu et est locataire de la pension de Madame Justina. Une nuit, il est appelé d’urgence par une riche famille. Ils aimeraient un dernier portrait de leur fille Angélica morte juste après son mariage.
Dans la maison en deuil, Isaac découvre Angélica. Elle a l’air apaisé et est souriante. Lorsqu’il porte l’objectif à son oeil, la jeune femme semble reprendre vie. Isaac tombe instantanément amoureux d’elle.  Angélica va le hanter nuit et jour, jusqu’à l’épuisement.

C’est le synopsis de ce film qui m’a plu. Il me semblait plein de poésie. Mais je dois dire que j’ai été vraiment très déçu. L’univers n’est pas du tout celui auquel je m’attendais. La mise en scène est très théâtrale, trop à mon goût. Les dialogues m’ont semblé ternes et sans parfois sans aucun rapport avec l’histoire. L’évolution de l’histoire est très lente. Les plans fixes sont vraiment trop nombreux. On reste figé jusqu’à 45 secondes sur une cage à oiseaux ou Isaac tenant une tasse de café à la main devant une fenêtre. Et oui, au bout d’un moment, j’ai eu le temps de compter les secondes qui passaient. C’est la première fois qu’au bout de 45 minutes de film j’hésite à me lever et à sortir de la salle. J’ai finalement décidé de rester pour voir la fin. J’espérais encore une évolution. Malheureusement la fin était telle que je me l’imaginais. En sortant du cinéma, je suis allée rechercher des informations sur ce film. Son réalisateur est le doyen du cinéma, il a 103 ans. Cela explique certainement la lenteur de ce film…
Une réelle déception.

Never let me go

Un film de Mark Romanek.
Sortie en mars 2011.

Kathy, jeune femme de 31 ans, se replonge dans ses souvenirs d’enfance, alors qu’elle était élève à Hailsham, un établissement coupé du monde où les élèves étaient surprotégés. Elle se souvient des ses amis Tommy et Ruth.

C’est parce que j’ai adoré le roman de Kazuo Ishiguro dont est tiré ce film que j’ai eu très envie de voir ce film. Et je dois le dire tout de suite, j’ai été très déçue. La principale raison de ma déception, c’est le parti pris du réalisateur, de donner toutes les clefs de l’histoire dès le début du film. Le film s’ouvre en effet sur deux phrases qui en disent déja long sur le fond de l’histoire… Ce que j’avais adoré dans le roman, c’est d’être baladé par l’auteur au fil des pages, de ne pas savoir à quoi m’attendre, de dérouler les détails tout doucement les uns après les autres pour comprendre enfin le pourquoi du comment dans les dernières pages du roman. Cela explique en grande partie ma déception.

Ma seconde déception est de ne pas avoir retrouvé à l’écran, cette particularité de la littérature japonaise que l’on retrouvait si bien dans le roman. Kazuo Ishiguro bien que vivant en Grande Bretagne depuis son enfance à garder dans son écriture ce quelque chose de japonais… Cette blancheur, cette pâleur, ces nuances de couleurs pastels tout en douceur… On est beaucoup plus dans un univers très britannique, gris et embrumé, digne de ceux que l’on trouve régulièrement dans les adaptions des romans de Jane Austen.

Un des seuls points positifs, le jeu de Carey Mulligan. Et l’impression générale qui se dégage du film et qui est la seule chose qui m’a vraiment rappelé le roman: le côté froid, l’impression de côtoyer la froideur d’un tombeau, l’impression d’être dans une bulle hors du temps, coupée du monde, et l’impression que c’est dans cette douceur, dans cette tranquilité que l’horreur se développe…

En dehors de ces considérations, ce film reste un beau moment d’anticipation. Un film à voir si on a pas déja lu le roman ou si on a pas l’intention de le lire…

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Pour les curieux:

Auprès de moi toujours

Un roman de Kazuo Ishiguro.
Publié en 2006 aux éditions des Deux Terres.

Durant leur enfance, Kath, Ruth et Tommy ont été élèves à Hailsham. Nichée dans la campagne anglaise,  cette école idyllique surprotège ces enfants. Le monde extérieur leur est présenté comme dangereux. Ils sont élevés dans l’idée qu’ils sont des êtres à part. On fait extrêmement attention à eux, leur bien-être personnel apparait comme essentiel, non seulement pour eux-mêmes, mais pour la société dans laquelle ils entreront un jour. Mais aucun d’entre eux ne sait pour quelles raisons on les a réuni… Bien des années plus tard, Kath se replonge dans leur vie de l’époque à Hailsham et tente de trouver un sens à leur passé commun.

Que dire de ce roman sans en dire trop. Pour une fois, la quatrième de couverture est parfait, il n’en dit ni trop peu, ni trop et laisse au livre tout son mystère. C’est avant tout ce mystère que j’ai adoré. On entre dans l’histoire sans jamais y être totalement, on ne sait pas exactement de quoi parle Kath, on essaie de s’imaginer à quoi correspond cette fameuse école et pourquoi ces enfants sont sur-protégés et qualifié d’êtres à part. Ce n’est que très progressivement que l’on comprend, bribes par bribes, de quoi il s’agit. Et ne compter pas sur moi pour vous révéler le fin mot de l’histoire… ça en gâcherait toute votre lecture.
Un roman que je recommande chaudement à tous ceux qui aime les romans d’anticipation – mais pas seulement parce que moi je n’aime pas du tout l’anticipation d’habitude – et à tous ceux qui aime la littérature asiatique. Même si l’auteur habite en Angleterre, on y retrouve cette pureté, cette blancheur si caractéristique de cette littérature et que j’apprécie particulièrement.
Un livre à lire de toute urgence!

Arrietty, le petit monde des chapardeurs

Un film d’animation de Hiromasa Yonebayashi.
Sortie en janvier 2010.

Arrietty et sa famille sont des chapardeurs. Des petits êtres minuscules qui vivent de la chaparde sous le plancher des vieilles maisons. Ils prennent juste ce dont ils ont besoin pour vivre et en très petite quantité pour passer inaperçu aux yeux des habitants. La vieille maison en bois entouré d’un immense jardin, où vit la petite famille se situe dans la banlieue de Tokyo. Un jour, Sho un jeune garçon atteint d’une maladie de coeur vient vivre dans la maison pour prendre du repos avant la grande opération. Inévitablement, Arrietty et Sho se rencontrent…

Ce nouveau film du studio Ghibli est un pur délice. Il est inspiré du roman de Mary Norton The Borrowers paru en 1952. C’est avec beaucoup de bonheur que je me suis laissée emporter dans le monde poétique des chapardeurs. Arrietty, jeune adolescente curieuse et malicieuse, met sa famille en danger à trop vouloir s’approcher des êtres humains. Mais Sho est si intriguant pour la jeune fille. Une amitié hors norme finit par lier les deux adolescents.

Comme dans tous les animés du studio Ghibli, le thème de l’écologie est largement abordé. Les chapardeurs sont une espèce en voie de disparition et qui d’autre qu’un adolescent malade du coeur et lui même en danger de mort peut comprendre ce que ressent ce petit peuple. Il s’agit également d’un parcours initiatique pour la jeune Arrietty: elle apprend la chaparde avec son père, découvre les dangers de la vie et les conséquences de ces actes.

L’histoire d’Arrietty est très simple, un peu comme dans Totoro. Mais le graphisme est vraiment impressionnant. Les couleurs sont éclatantes. Ce film est un pur moment de bonheur et de douceur.  Et puis j’ai envie de donner une mention spéciale à la très jolie chanson d’Arrietty interprétée par une Française Cécile Corbel.


Cécile Corbel – Arrietty’s Song (MUSIC JAPAN) 04.07.2010
envoyé par feilunhai296. – Regardez la dernière sélection musicale.

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Et pour les curieux:

Le collier de rubis

Un roman d’Annie Pietri.
Paru en 2003 aux éditions Bayard Jeunesse.

Alix de Maison-Dieu, l’espionne du Roi-Soleil, apprend par un moine quelques mois après la disparition de son frère que celui-ci est retenu dans les geôles du Mont-Saint-Michel. Avec l’accord et le soutien de Louis XIV, Alix, accompagné de son cher cousin Antonin, se rend sur les lieux pour délivrer son frère.
Au même moment, le collier de rubis volé à la marquise de Maison-Dieu quelques années plus tôt réapparait au cou d’un acteur de théâtre de rue. Le hasard n’existe pas… Mais quel peut bien être le lien entre ses deux événements?

Le collier de rubis est le second tome des aventures d’Alix de Maison-Dieu que l’on a rencontré pour la première fois dans L’espionne du Roi-Soleil. La jeune femme se bat toujours contre son oncle, mais dans un contexte un peu différent. Le château de Versailles n’est plus autant en travaux, seule la Grande Galerie n’est pas terminée, et on y passe moins de temps au profit du Mont-Sain-Michel. Accompagnée de son cousin Antonin, Alix traverse la France pour affronter son oncle Henri-Jules de Grenois.

Ce roman se lit vite. C’est bien écrit, fluide. Le vocabulaire est toujours aussi riche pour un roman jeunesse. J’ai passé un bon moment…

Les âmes brulées

Un roman d’Andrew Davidson.
Paru en 2008 aux éditions Plon.

Le narrateur de cette histoire, dont on ignore le nom, a toujours vécu comme bon lui semblait. Drogue, pornographie, argent, alcool, il aimait abuser et jouir de tout. Une nuit, alors qu’il roulait à vive allure sous l’emprise de la drogue et de l’alcool, une hallucination lui fait quitter la route. La voiture s’immobilise au fond d’un ravin avant de prendre feu. Il sera brulé au 3ème degré sur les trois-quart du corps. Mais il s’en sort, miraculeusement.

L’histoire nous est contée à la première personne. La convalescence, l’accoutumance aux drogues puis aux médicaments, l’envie de mourir, la souffrance des blessures, le regard des autres, … rien ne nous est épargné de la nouvelle vie du narrateur.

Mais un jour, Marianne Engel, une patiente du service psychiatrique apparaît sur le pas de sa porte. Commence alors le récit fantastique de la rencontre de deux âmes sœurs au XIVeme siècle à Engeltahl dans la vallée du Rhin… Sans y croire vraiment, notre narrateur se laisse emporter par l’histoire jusqu’à découvrir l’amour, le vrai, celui qu’il pensait ne pouvait pas exister…

Les âmes brulées est un roman dur, cru, qui ne mâche pas ses mots concernant la vie des grands brulés et leurs souffrances. Le narrateur est réaliste sur son accident. Il sait que s’est entièrement de sa faute et ne croit pas à une punition divine comme beaucoup d’autres. Il assume la vie dissolue qu’il a mené. Il sait qu’il ne peut s’en prendre qu’à lui-même.

Mais c’est également une magnifique histoire d’amour et de promesses. Marianne Engel nous emmène au Moyen-Âge. Elle nous fait revivre cette période. Elle nous fait voyager, de la vallée du Rhin à l’Angleterre, de la Scandinavie à l’Italie, du Japon aux Enfers de Dante…

Andrew Davidson s’est beaucoup documenté sur les époques qu’il dépeints, les pays qu’il nous fait traverser, les soins et la vie des grands brûlés. L’histoire est totalement vraisemblable, on a envie d’y croire, même si on sait pertinemment que ça n’est pas possible. L’écriture est fluide, on tourne facilement les pages. Le roman se lit vite malgré ces quelques 700 pages.

J’ai passé un très bon moment. J’ai eu envie d’y croire, de me laisser porter par cette belle histoire d’amour…

Davidson Andrew, Les âmes brûlées, éditions France Loisirs, 2009, 674 pages.

Soie

Un roman d’Alessandro Baricco
Paru en2001
Première publication du billet: décembre 2007.

1860. Nous sommes en pleine révolution industrielle en France. Mais malgre la croissance Plus que le mortel ennui d’une vie répétitive, c’est une indifférence, une absence de résistance à la vie que Baricco suggère en ouvrant son roman par quelques phrases laconiques, purement énonciatives. Au début, Hervé Joncour fait penser à un spectateur repu qui se refuserait à intervenir dans la pièce qui se joue, et qui pourtant parle de lui. Voyageur en quête d’œufs de vers à soie, il se voit contraint, pour sauver les industriels de son village, d’effectuer une expédition « jusqu’au bout du monde ». Or, en 1861, la fin du monde, c’est un Japon qui sort à peine de son isolationnisme, et, qui plus est, de mauvaise grâce. Et c’est au Japon que la vie du héros prend un tour nouveau en croisant celle d’une femme mystérieuse. À la fin du roman, plusieurs années se sont écoulées, qui ont paru un battement de cils raconté en douceur par une voix neutre qui a fait défiler sous nos yeux, tels des panneaux de papier de riz, les séquences successives de cette vie impalpable traversée par des personnages d’ombre subtile.

Ce livre m’a été conseillé par Allie lorsque j’avais lu et critiqué Neige de Maxence Fermine. Depuis, j’ai lu beaucoup de très belles critiques sur ce court roman et toutes avaient raison, l’histoire est vraiment très belle, l’écriture simple et claire, les répétitions martèlent les voyages d’Hervé de Joncour. Années après années, on voit ce jeune homme partir au Japon et revenir au fil des saisons avec toujours le même rythme et toujours la même obsession: une femme mystérieuse.
Une histoire d’amour impossible et sensuelle. L’histoire d’une obsession qui fera braver bien des dangers à Hervé de Joncour… Une histoire pleine d’allée et venue, de redites, de poésie.
Un beau et court roman à savourer lentement, au rythme des voyages du héros de l’histoire…

Baricco Alessandro, Soie, éditions Gallimard Folio, 2001, 142 pages.

Twilight – Chapitre 3: Hésitation

Un film de David Slade.
Avec Kristen Stewart, Robert Pattinson et Taylor Lautner.
Sortie en salle en juillet 2010.

A Seattle, de nombreux cadavres sont retrouvés et de nombreux jeunes gens disparaissent. Les Cullen s’inquiètent et surveillent de près ce qu’il s’y passe…
Bella et Edward coulent le parfait amour, ou presque. Rapidement, les ennuis les poursuivent à nouveau. Victoria, la femme de James, n’est pas décidé à laisser Bella en paix. Elle fera tout pour la tuer et faire souffrir le plus possible celui qui a massacré son amour.

A la lecture des romans,  le deuxième épisode est vraiment celui auquel j’ai le moins accroché, et pourtant j’avais été plutôt agréablement surprise par le film. J’attendais plus de ce troisième opus, puisque en roman c’était de loin mon préféré…

Dans le deuxième opus, j’ai beaucoup aimé l’évolution des sentiments entre Jacob et Bella. Ce troisième volet approfondi cet aspect des choses et c’est la partie que je préfère. Beaucoup reproche des longueurs au film, pourtant je ne l’ai pas ressenti comme ça. Je pense justement que le rythme plus lent du film sert à marquer l’évolution des sentiments de Bella. Dans cet opus, on est vraiment face à l’adolescente tiraillée par ces hormones…

Alors oui bien sûr, on échappe pas au fleur bleu, ni aux dialogues quelques fois bien trop superficiels, mais on passe tout de même un bon moment. Je me suis plongé dans l’histoire sans aucun problème, au fur et à mesure que le film défilait devant mes yeux, j’ai revu défilé devant mes yeux ce que j’avais moi-même imaginé au moment de ma lecture…

C’est avec plaisir que j’ai retrouvé tout le clan des Cullen, Bella, son père, Jacob et la tribu des Quileutes. Et puis dans la dernière partie du film, l’attaque des nouveaux-nés met du piment. Le rythme s’accélère un peu.

Crédit pour toutes les photos: allociné.fr

Ce film nous a bien changé les idées et c’est tout ce qu’on lui demandait. On a souvent sourit et parfois même rit. On retrouve toujours encore ces pointes d’humour parsemées au travers de tout le film et qui n’existait pas vraiment dans le livre. Et le roman est plutôt bien respecté…

J’attendais plus de ce troisième volet et pour le coup, je n’ai pas vraiment été déçu, mais je n’ai pas non plus été particulièrement emballée. J’ai juste passé un agréable moment…

Australia

Un film de Baz Luhrmann.
Avec Hugh Jackman et Nicole Kidman.
Sortie en décembre 2008.

Australia

A la fin des années 1930, Lady Sarah Ashley, aristocrate anglaise,  se rend en Australie afin de rejoindre son mari qu’elle soupçonne d’adultère. Ce dernier était censé vendre leur immense domaine de Faraway Downs avant de rentrer en Angleterre.

Mais arrivée à Faraway Downs, c’est le cadavre de son mari qu’elle découvre, un domaine au bord de la ruine et un contremaître sans scrupule de mèche avec le principal concurrent des Ashley. Pour sauver son domaine, Sarah n’a d’autre choix que de s’allier à un cow-boy local, un peu rustre, connu sous le nom de « Drover ». Sur le domaine, Sarah fait également  la connaissance d’un jeune aborigène orphelin qui lui fait découvrir la vie aborigène et qu’elle prend sous son aile.

Ce film a beaucoup fait parler de lui, en bien comme en mal. J’avais envie de me faire ma propre opinion et j’ai donc visualisé le film, un soir où je me suis retrouvée toute seule…

Australia, c’est un avant tout une grande fresque romantique. Mais c’est aussi un véritable mélange des genres avec de l’action, de l’amour, de l’aventure et la seconde guerre mondiale en toile de fond. C’est un film à grand spectacle! Les images sont vraiment superbes: les paysages et contrées sauvages et désertiques du bush australien sont vraiment splendides.

L'arrivée de Sarah Ashley en Australie

Comme il s’agit d’une fresque romanesque, on se doute bien que le film est plutôt long. Le tout est relativement bien rythmé, on ne s’ennuie pas trop, même si certains passages sont longuets…

Miss Boss et le jeune aborigène, Nala

Les personnages d’Hugh Jackman et de Nicole Kidman me semble un peu caricaturaux. Par contre, j’ai beaucoup aimé le troisième rôle, le jeune aborigène Nala et son personnage magique. On trouve dans ce film une certaine reconnaissance des aborigènes, de leurs moeurs et des souffrances qu’on leur a fait endurer à cette période.

Miss Boss et son troupeau

Au final, l’histoire est plutôt prévisible, et certaines scènes, certains dialogues, sont tout de même un peu lourds. Mais on passe malgré tout un bon moment dans le bush australien au côté du couple très sensuel de Sarah et Drover…

"Drover"

Crédits pour toutes les photos: allociné.fr

Un film romantique pour se changer les idées…

La Madone des enterrements

Un roman de Madeleine Wickham connu sous le pseudonyme de Sophie Kinsella.
Paru en décembre 1999 aux éditions Belfond.

Fleur Daxeny est une très belle femme de la quarantaine, resplendissante et épanouit. Elle a toujours rêvé d’être riche, d’avoir assez d’argent pour se payer tout ce qu’elle désire et surtout sa liberté. Elle a trouvé la parade en se rendant régulièrement dans des services funèbres afin de séduire les jeunes et riches veufs. Ce qui l’intéresse, c’est d’avoir accès le plus rapidement possible à du cash et une carte de crédit qu’elle s’empresse de vider, mais pas trop, pour éviter toute poursuite.

A un de ces services funèbres, elle jète son dévolu sur Richard Favour. Elle ne doute pas arriver à ses fins. Mais contrairement à ce qu’elle pense, la famille de son promis va s’avouer bien encombrante… Et elle va vite comprendre qu’elle n’est pas la seule à vouloir plumer le gentil Richard…

Je ne suis vraiment pas très fan de chick lit, mais j’aime bien commencer l’année avec un roman léger. Je dois bien avouer que je n’attendais pas grand chose de ce roman et que pour le coup j’ai été plutôt agréablement surprise.

L’intrigue se situe en Angleterre, de nos jours, dans la petite bourgeoisie de campagne. Fleur est une belle plante d’une quarantaine d’année squi passe son temps à tenter de plumer les riches veufs. Bien évidemment, avec un tel caractère et un tel comportement, on ne peut que détester Fleur. Mais au fur à à mesure qu’on tourne les pages, on apprend à la connaître, on commence à comprendre son raisonnement et son histoire et même si on a toujours envie de la détester, elle nous paraît moins odieuse. Et puis finalement, il s’avère que ce n’est peut être pas elle la plus dangereuse pour Richard Favour, mais bien sa propre famille.  On se prendrait presque de pitié pour l’austère mais gentil Richard qui ne se doute de rien et est toujours prêt à pardonner…

Un roman léger, lu en deux après-midis, que j’aurai vite oublié mais qui m’a fait passer un bon moment…

Wickham Madeleine, La madone des enterrements, Editions France Loisirs, collection Piment, 2009, 378 pages.